La touriste, l'enseignante… et l'araignée



Publié le 12 Juin 2009
Publié le 16 Février 2010
 
Sujets :
Fondation Maximo Gomez , Nagua , République Dominicaine

Je dois dire que la vie ici, dans une famille dominicaine et dans un milieu où il n'y a aucun touriste à l'habitude, est très impressionnante. De nombreuses anecdotes se glissent dans mes cahiers de travail!

Dabord, la ville de Nagua est extrêmement vivante : les motos sont partout et en grande majorité par rapport aux autos, les rues sont remplies de Dominicains et de fruits a vendre, et le soir et le matin des camions passent dans les rues avec d'énormes boites de son en criant à tue-tête des chants religieux ou publicitaires.

Cette semaine, j'ai enfin rencontré les membres de la Fondation Maximo Gomez; l'organisme avec lequel je vais travailler tout l'été. Pour ma part, c'est un organisme vraiment inspirant et une initiative unique en son genre en République Dominicaine. Dans les faits, formée en 2000, la fondation a été mise sur pied dans le but de pallier au manque d'aide envers les jeunes; les organisations présentées dans la communauté visent presque exclusivement les femmes et les agriculteurs.

En effet, les cinq fondateurs ont voulu créé un espace de dialogue, de discussion, d'initiative et de création rassemblant toutes les visions possibles dans le but d'amener les jeunes Naguains à prendre en charge leur futur, tout en les sensibilisant aux enjeux sociaux. Ils ont donc établi une méthodologie permettant à ceux-ci de participer à des tables de consultation et des assemblées pour ensuite présenter des projets montés par eux-mêmes aux autorités locales.

Concrètement, depuis sa création, l'organisme a touché plus de 35 000 personnes et rassemble aujourd'hui 200 jeunes dans dix quartiers différents de la ville. Ils aident autant à la construction d'aqueducs et de routes, qu'à la sensibilisation locale sur des sujets tels que l'environnement, la violence ou la sexualité. De même, ils ont monté des salles d'aide aux devoirs visant les enfants ayant des difficultés scolaires.

Pour ma part, mon espagnol est actuellement assez rocailleux : je lis donc les journaux locaux et je prépare un cours de français avec mon groupe! Au programme:un cours pour adultes et enfants : pronom, verbes avoir, être et aimer, les directions dans la ville, les animaux, les fruits et des jeux pour mettre en application les connaissances acquises.

La semaine prochaine, notre groupe commencera également à planifier des journées de camps de jour dans différents quartiers de la ville.

Aider cet organisme est clairement pour moi un défi et une inspiration.

Anecdote de la semaine : il y avait une araignée grande comme la paume de ma main sur le mur de ma chambre!

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