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Un plan de transport ambitieux mais le financement reste à trouver



Un plan de transport ambitieux mais le financement reste à trouver

Un plan de transport ambitieux mais le financement reste à trouver

Yvan Fortin
Publié le 16 Juin 2008
Publié le 16 Février 2010
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Sujets :
Ville de Montréal , Service , UQAM , Montréal , Train de l’Est , Sainte-Catherine

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le responsable de l’aménagement urbain et du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, André Lavallée, ont présenté le 11 juin la version finale du Plan de transport de Montréal. Implantation du tramway dans le centre-ville, prolongement de la ligne bleue du métro vers Pie-IX et ensuite Anjou, installation d’un Service rapide par bus reliant Pie-IX au centre-ville par Notre-Dame ainsi que sur Henri-Bourassa, lancement du Train de l’Est, multiplication par deux du réseau cyclable…c’est pas moins de 21 chantiers que désire lancer l’administration Tremblay au cours des dix prochaines années pour bonifier l’offre de transport collectif et actif.

Le document de 248 pages intitulé Plan de transport 2008 – Réinventer Montréal est en fait un énoncé des attentes et des projets de l’administration Tremblay. « La congestion automobile coûte 1 milliard de dollars (1 G$) par an, auxquels s’ajoutent les problèmes de santé et de stress parce qu’on perd deux heures matin et soir seul dans sa voiture. Nous avons l’obligation morale d’agir » a expliqué le maire de Montréal, Gérald Tremblay. « J’ai la ferme conviction que ces projets sont réalisables dans des délais très courts », a déclaré en cette même occasion M. Lavallée, responsable du Transport pour la Ville de Montréal et qui a piloté la confection du Plan de transport 2008.

Juste au chapitre des immobilisations, la réalisation des 21 projets nécessiterait l’injection de près de 8 G$. Tout en soulignant l’intérêt que portent les gouvernements supérieurs et la population en ce qui a trait aux transports collectifs et actifs, M. Tremblay reconnaît « qu’il ne nous manque que l’argent ».

De façon plus modeste, M. Tremblay a annoncé que la Ville débloquait 1 M$ pour réaliser des études de préfaisabilité en vue de l’implantation d’une première ligne de tramway longue de 6 km, au coût prévu de 260 M$, reliant l’UQAM, le CHUM et le Vieux-Montréal en utilisant Sainte-Catherine ou René-Lévesque.

Peu de concret à court terme

Le chef de l’opposition officielle, Benoît Labonté, croit fermement que les Montréalais méritent mieux que des promesses, mais bel et bien des actions concrètes.

« Il y a déjà un an, le maire de Montréal et son responsable du transport collectif et de l’aménagement urbain annonçaient en grandes pompes le Plan de transport de Montréal. Dès ce moment, l’implantation d’un réseau de tramway était priorisée. Aujourd’hui, nous nous attendions tous à des résultats nous démontrant la faisabilité de ce projet. Et bien non! On a eu droit, à quelques variantes près, au même contenu que le Plan de transport version 2007. Rien n’a bougé depuis ce temps ». M. Labonté se questionne quant aux déboursés requis pour financer ces projets. Il souligne que les évaluations du Plan de transport ne tiennent pas compte des coûts d’aménagement des infrastructures en sous-œuvre et des réfections des rues. « Où est l’annonce? », s’est écrié Richard Bergeron, chef de Projet Montréal. « Depuis trois ans que Gérald Tremblay nous parle de tramway, ce n’est qu’aujourd’hui qu’il lance une étude de faisabilité. Et comme par hasard, nous en connaîtrons les résultats à l’été 2009, juste avant la prochaine élection! Pour l’instant, le tramway de Gérald Tremblay est un tramway de papier. Et encore, même si nous finissons par avoir 6 km de tramway en 2013, ce sera le plus court réseau tramway du monde, qui aura pris le plus de temps à se concrétiser au monde ! » Ce politicien soutient que s’il était au pouvoir il serait possible de réaliser 25 km, le tout mis en service avant la fin d’un premier mandat en utilisant la même méthode que le maire Jean Drapeau qui, au début des années 1960, a livré 26 km de métro et 26 stations en quatre ans à peine, avec l’argent et les ressources techniques de la Ville « plutôt qu’en multipliant les études ».

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