Fabienne Raphael et l'équipe canadienne tenteront d'offrir une meilleure prestation lors des Jeux panaméricains. (Photo: Daniel Marchand)
Sixième place pour Fabienne Raphael et l'équipe canadienne
Championnat panaméricain de handball féminin
Douze Québécoises et quatre Albertaines ont représenté l'unifolié à Saint-Domingue, en République dominicaine, lors du Championnat panaméricain de handball féminin. De ce nombre, l'Angevine Fabienne Raphael est revenue bredouille avec une décevante sixième position.
« L'objectif était de se qualifier pour le championnat du monde, donc de terminer parmi les quatre premières équipes. Le point tournant a été notre défaite contre le Paraguay. Nous n'avons pas donné notre meilleur match en défensive et nous avons perdu par cinq buts (23-18) », a expliqué Fabienne Raphael.
Malgré une fiche d'une victoire et un revers, la rencontre face au Paraguay a placé l'équipe canadienne dans une mauvaise posture, elle qui devait ensuite se frotter aux Brésiliennes, classées au huitième rang mondial. À cet effet, le Canada s'est incliné 37-17 et a été rayé des matchs pour l'obtention d'une médaille.
« Après notre défaite contre le Paraguay, nous étions bien conscientes que les chances de réaliser notre objectif de départ s'étaient pratiquement envolées. Ce n'était pas terminé, mais nous étions simplement réalistes », a avoué l'arrière de 30 ans.
Le Canada s'est ainsi retrouvé dans une lutte à quatre équipes pour déterminer les positions cinq à huit. Victorieuse des Mexicaines 27-22, l'équipe canadienne a ensuite baissé pavillon 24-12 devant l'Uruguay.
« L'objectif n'était pas accompli, alors c'était un match qui ne voulait plus rien dire pour nous. L'effet découragement et les conditions climatiques ont vraiment affecté notre jeu. » Avant la compétition, les Canadiennes n'avaient bénéficié que d'une seule journée pour se familiariser avec le climat du Sud.
À vos frais!
Toutes les joueuses de l'équipe canadienne de handball devaient débourser elles-mêmes le voyage en République dominicaine. Au mois de juillet, ce sera le même scénario lorsque seront présentés les Jeux panaméricains, à Rio de Janeiro, au Brésil.
« Plusieurs d'entre nous disposent d'une bourse, mais pas tout le monde. C'est un vrai cercle vicieux. Si on n'a pas de moyens, on n'a pas la capacité de s'améliorer. Nous aurions plus de support financier en réalisant des bonnes performances, mais il faut des sous pour performer », a indiqué Fabienne Raphael.
Les Jeux panaméricains seront la dernière compétition de grande envergure pour le Canada. Seule l'équipe championne obtiendra automatiquement un laissez-passer en prévision des Jeux olympiques.
« C’est presque mission impossible pour nous, a admis l'entraîneur-adjoint, Alain Racine. Si jamais nous finissions deuxièmes, nous pourrions aller dans d’autres tournois de qualification. »