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Jeux du Québec : pourquoi pas à Bourassa ?

Mathieu Boulay par Mathieu Boulay
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Article mis en ligne le 11 août 2007 à 18:02
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Jeux du Québec : pourquoi pas à Bourassa ?
Le café se boit avec une paille à Sept-Îles. [:AC:]CP:(Photo:Hugo Lemay).
Jeux du Québec : pourquoi pas à Bourassa ?
Les Jeux du Québec prendront fin au cours des prochaines heures sur le Vieux Quai de Sept-Îles. Cette finale m’a permis de constater que ce n’est pas la grosseur des milieux hôtes qui font que la qualité diminue.
À Sept-Îles, le comité organisateur a peu de choses à se reprocher et ils ont permis d’élever les standards des prochains Jeux du Québec. Une question a germé dans mon esprit depuis le début de ces Jeux du Québec : À quand les prochains Jeux du Québec dans la région de Bourassa ?

Ayant participé à ma cinquième finale des Jeux à Sept-Îles, plusieurs évidences m’ont sauté au visage depuis quelques jours. Pour organiser des Jeux, il faut plusieurs plateaux sportifs. Bourassa en a plusieurs. Plusieurs écoles primaires et secondaires ? Bourassa réponds encore aux critères.

Cependant, deux aspects m’indiquent que la prochaine finale à Bourassa n’aura pas lieu de sitôt. L’argent est le principal nerf de la guerre aujourd’hui. En 1983, dernière fois que notre région a accueilli les jeux, la finale n’avait pas été trop dispendieuse. Aujourd’hui, le budget s’élève à plusieurs millions de dollars.

De plus, les politiciens des arrondissements qui font partie de Bourassa devront être plus enthousiastes qu’ils le sont maintenant envers une éventuelle finale. Présentement, il n’y a rien qui indique un intérêt de la part de l’un ou l’autre des représentants de nos arrondissements. À Sept-Îles, le maire Ghislain Lévesque n’a pas hésité à se lancer tête première dans l’aventure des Jeux du Québec. Qui pourrait jouer le même rôle dans Bourassa ? Hummmm….bonne question ! Si vous avez une réponse, faites moi la savoir !

Dans un deuxième temps, il faut aussi se poser une question de haute importance : avant de penser à présenter les jeux, est-ce que la région de Bourassa à un avenir à long terme ? Cet hiver, quelques semaines avant la finale de la MRC de l’Assomption, nous avons pu nous rendre compte à quel point la région de Bourassa pourrait être fragile. Une augmentation un peu salée des cotisations pour les athlètes et les chances de voir nos jeunes participer aux Jeux du Québec grimpent en flèche. Présentement, Bourassa et Montréal ont les cotisations par athlète les moins élevées au Québec. Le contexte socio-économique de l’est de Montréal n’aide en rien à faire les rumeurs de disparition.

En conclusion, la finale des Jeux du Québec serait un événement profitable pour la région de Bourassa à plusieurs égards. Elle pourrait être présentée à des coûts bien minimes en raison de la présence de nombreux plateaux sportifs. Cependant, il faudra que des gens du milieu des affaires se lèvent pour faire bouger les instances politiques. Qui osera le faire ? Poser la question c’est y répondre.
En direct de Sept-Îles…
Plusieurs choses ont retenu mon attention lors de mon passage dans la communauté de Sept-Îles. À ma première présence au Tim Hortons, je remarque que les gens boivent leur café avec une paille à travers le couvert. Les gens de la communauté m’ont mentionné que c’est en raison des routes sinueuses qu’ils ont adopté cette petite tradition. De plus, un tel concept permet aux conducteurs de ne pas se préoccuper d’un déversement accidentel dans leur voiture.
Pour avoir échappé mon café à deux reprises, la théorie des gens de Sept-Îles est bonne, car je n’ai pas eu à éponger de café. D’ailleurs, j’ai l’intention d’implanter ce concept à Montréal dont certaines rues sont en mauvais état. Pas de dégâts, je vous le promets…

Bordée le fleuve St-Laurent, Sept-Îles est un endroit de choix pour les fruits de mer. Amateur de fruits de mer, je me suis fait plaisir à plusieurs occasions. Les Terrasses du Capitaine, le restaurant ayant la meilleure réputation à Sept-Îles, m’ont fait découvrir le filet mignon de flétan. Un délice qui n’a pas besoin de couteau pour le déguster.

J’ai pu constaté la générosité des gens de la place à plusieurs occasions. Celle qui restera gravée en mémoire sera quand je suis tombé en panne à l’école secondaire de la Manikoutai. La batterie du camion de la région de Bourassa était à plat. Au moins deux personnes sont venues me donner de l’aide. Ce n’est pas à Montréal que j’aurais vu une telle scène.

Il y a plusieurs plages qui donnent une vue grandiose du fleuve Saint-Laurent. Nous nous sentons petits mes amis !

Encore une fois, je rentre à la maison avec la tête remplie de bons souvenirs et j’ai l’intention de renouer avec la région de la Côte-Nord au cours des prochaines années.

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