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Le goût d’aider et de travailler à l’international

Vincent Lanctôt par Vincent Lanctôt
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Article mis en ligne le 31 août 2007 à 18:15
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Le goût d’aider et de travailler à l’international
La Pointelière Miriame Sanschagrin. (Photo : Patrick Deschamps)
Stage de trois mois pour la Pointelière Miriame Sanschagrin
Le goût d’aider et de travailler à l’international
De retour d’un stage de trois mois au sein de la fonction publique rwandaise, la Pointelière Miriame Sanschagrin pense déjà au prochain stage qui lui permettra de retourner à l’étranger.
Âgée de 25 ans, Miriame Sanschagrin a déjà un parcours bien rempli. Au cours des cinq dernières années, elle a complété un baccalauréat en science politique, un baccalauréat en droit et une maîtrise en administration publique internationale. « Je suis passionnée par l’international. C’est pourquoi j’ai toujours choisi les concentrations ou les cours qui traitaient du sujet », explique-t-elle.

« Miriame est une étudiante très performante. D’ailleurs, elle a remporté une bourse dans le cadre de son baccalauréat en droit, dans la catégorie Meilleure étudiante en droit administratif 2005-2006. Elle s’est aussi vue décerner une bourse pour son rendement exceptionnel, la Bourse des étudiants de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) dans le cadre de sa maîtrise, ainsi qu’un Prix d’excellence du département des sciences juridiques de l’UQAM 2006-2007 », souligne sa mère, Lise Beauchamp.

C’est d’ailleurs en partie grâce à son dossier scolaire que Miriame Sanschagrin a pu se rendre au Rwanda pour trois mois. « L’ÉNAP offrait un stage à Kigali, la capitale du Rwanda. J’ai donc sauté sur l’occasion et déposé ma candidature », se souvient l’étudiante.
Évaluer la fonction publique rwandaise
Dans le cadre de son stage de trois mois, la Pointelière a dû se familiariser avec la fonction publique du Rwanda et réaliser un diagnostic organisationnel. « Je devais identifier les problèmes et proposer des solutions. J’ai aussi pu profiter des fins de semaine pour visiter le pays. »
Au cours du stage, Miriame Sanschagrin a pu noter plusieurs différences entre les fonctions publiques québécoise et rwandaise : « Là-bas, la fonction publique est très jeune et beaucoup moins expérimentée. C’est aussi beaucoup moins hiérarchisé, ce qui diminue les possibilités d’avancement pour les fonctionnaires. »

En plus de lui permettre de mieux connaître la fonction publique du Rwanda, le stage de Miriame Sanchagrin lui a aussi permis… d’aiguiser sa patience. « Étant donné que peu de personnes ont beaucoup d’expérience, ces gens sont très sollicités. Il est donc difficile de contacter un directeur et d’attirer son attention, car les fonctionnaires viennent souvent le voir pour lui poser des questions », souligne-t-elle. Cette façon de faire a d’ailleurs causé plusieurs délais dans les différentes demandes qu’elle a faites dans le cadre de son stage, ce qui l’oblige à terminer son travail ici, au Québec.

Malgré ces irritants, la Pointelière espère déjà être en mesure de retourner au Rwanda pour son stage du Barreau du Québec. « Je mène des démarches pour faire mon stage auprès d’Avocats sans frontières. J’ai toujours désiré travailler dans des compagnies ou des organismes qui aident les gens dans les autres pays et c’est pourquoi j’ai déjà hâte d’être de retour au Rwanda. »

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