Mieux gérer les ressources humaines: le défi des superviseurs et contremaîtres
Dans un climat de compétition mondiale, les superviseurs des PME doivent avoir les habiletés pour accroître la productivité, assurer un leadership mobilisateur, implanter des améliorations et gérer la main-d’œuvre dans un contexte de diversité culturelle.
C’est pourquoi un projet innovateur dans le domaine du développement des compétences en techniques de supervision a été lancé, jeudi dernier, lors d’une activité réunissant une cinquantaine de gens d’affaires dans l’une des salles du Club de golf Métropolitain. Cette initiative d’Emploi-Québec et du Regroupement des CLE (centres locaux d’emploi) de l’est de Montréal a été développée grâce un partenariat avec l’Association des industriels d’Anjou, le Centre local de développement Montréal-Nord (CLD), la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN), le Centre local de développement d’Anjou (CLD) et la Société de développement économique de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est (SODEC).
Le programme de formation « Supervision, communication et productivité » repose sur 15 ateliers de groupe, lesquels auront lieu chaque mercredi, de 8 h 30 à 12 h, à compter du 24 octobre prochain. Chaque participant aura aussi droit à 15 heures d’accompagnement individualisé.
« Les contremaîtres et les superviseurs d’unité de production sont souvent de bons techniciens ou des gens possédant de grandes qualités professionnelles. Ceux-ci ont à superviser une équipe et à contrôler le travail de celle-ci. Il est important pour eux et pour les entreprises qui les emploient de développer leurs habilités, en ce qui a trait à la gestion des ressources humaines », a expliqué Marguerite Orban, directrice du Regroupement de l’est de Montréal d’Emploi Québec.
Le dépliant promotionnel a été expédié à 447 entreprises manufacturières de l’est de la métropole. L’objectif est de susciter les inscriptions de 15 superviseurs ou contremaîtres. Les frais d’inscription sont de 1000 $ (taxes en sus).
« Il n’est pas toujours facile pour une entreprise manufacturière de libérer l’un de ses superviseurs. Il faut que les dirigeants d’entreprise voient cela comme un investissement qui aura des retombées positives au niveau de la productivité et du climat de travail », explique Mme Orban.
François Poirier, l’un des trois formateurs impliqués dans le projet, mentionne que la formation et le suivi individuel aborderont des sujets concrets comme l’organisation efficace du travail, la gestion des équipes et le climat de travail, les pratiques gagnantes en matière de recrutement et de développement du personnel ainsi que l’adhésion de l’équipe aux projets d’entreprise.
« Les ateliers permettront aux participants d’échanger et de connaître ce qui se vit dans d’autres entreprises. Des outils de formation seront aussi mis à leur disposition afin de leur permettre de développer et d’utiliser leurs nouvelles compétences », souligne M. Poirier.
Il est possible d’obtenir des renseignements détaillés sur le contenu du programme et les modalités d’inscription à
www.idemstudio.com ou en téléphonant au 514 864-6633.
(Photo: Éric Carrière) (Photo: Éric Carrière)