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Un accident ne freine pas Yvon Rouillard

Thierry Bourdeau par Thierry Bourdeau
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Article mis en ligne le 23 novembre 2007 à 15:51
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Un accident ne freine pas Yvon Rouillard
Yvon Rouillard avoue avoir vécu l’enfer, mais dorénavant, il est plus heureux que jamais. (Photo: Patrick Deschamps)
Un accident ne freine pas Yvon Rouillard
La vie du Pointelier Yvon Rouillard a complètement changé lorsqu’il a été victime d’un accident de travail, perdant l’usage de ses deux jambes.
Pendant l’été 1998, l’homme âgé alors de 26 ans s’est levé un matin, ne sachant pas que sa vie le mènerait vers l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant.

Journalier, Yvon Rouillard se chargeait de remplacer des wagons sur une portion de chemin de fer à Rivière-des-Prairies. Il s’est retrouvé à la mauvaise place au mauvais moment.

Un des wagons en mouvement l’a fauché et il s’est retrouvé sous ses roues. N’ayant aucun souvenir de ce moment, M. Roulliard s’est réveillé dans un lit d’hôpital, deux jambes en moins.

Sous le choc, Yvon Rouillard n'a pas baissé les bras. Il a tenté sa chance dans plusieurs sports, alors qu'il n’en pratiquait aucun sérieusement avant l’accident. Après un essai infructueux en hockey sur luge, il s'est tourné vers le basketball en chaise roulante.

« J’ai appelé à l’Association québécoise des sports en fauteuil roulant pour demander des informations sur le basketball et j’ai eu la piqûre », raconte-t-il.
Cheminement rapide
M. Rouillard s’est donc inscrit dans une ligue récréative. Trois semaines plus tard, on l'a remarqué lors d’un tournoi à Saint-Hyacinthe, malgré le fait qu’il jouait sur une chaise roulante normale. C’est à ce moment qu’il a pris connaissance des autres chaises construites pour ce sport.
« J’ai obtenu mon fauteuil de sport deux jours avant Noël. C’est à partir de ce moment que j’ai progressé, autant dans la manipulation de la chaise que pour dribbler le ballon. »

Il s'est présenté au camp d’entraînement de l’équipe du Québec, dans laquelle il a été sélectionné. Sa progression a été fulgurante.

Yvon Rouillard a eu l’occasion de participer dans plusieurs tournois à l’extérieur du Québec. Petit à petit, il s’est rapproché de l’équipe nationale et en 2006, il a été le dernier joueur retranché. Cela ne l’a pas empêché pas de s’aligner avec la formation comme réserviste. De l’Angleterre à l’Australie, il a remporté plusieurs médailles.

« Le point tournant de ma carrière est survenu lorsque que j’ai commencé à participer à des tournois, comme ceux au Japon et en France », indique-t-il.

Lors des sélections au mois de mai dernier, l’homme de 35 ans est enfin parvenu à obtenir un poste avec la formation canadienne. Sa première compétition en tant que membre officiel de l’équipe a eu lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, à l’occasion des Jeux parapanaméricains. Le Canada a décroché l’argent, derrière les Américains.
Nouveau rythme de vie
Ses déboires chose du passé, Yvon Rouillard est heureux. Il effectue des voyages partout sur la planète et fait également partie d’une agence de casting. S’il obtient sa deuxième sélection avec l’équipe nationale en avril prochain, le joueur de basketball pourrait s’envoler pour les Jeux paralympiques, à Pékin, en Chine.
Outre le basketball, Yvon Rouillard a vécu d’autres expériences intéressantes. Il a joué entre autres le rôle muet d’un soldat dans le film Au-delà des frontières, mettant en vedette Angelina Jolie.

« Je suis plus heureux maintenant que je ne l’étais avant mon accident. C'est fou à quel point on ne sait jamais où la vie nous mènera, s'exclame-t-il.

« Ce n’est pas évident de passer de six pieds, quatre pouces à seulement quatre pieds. Ma famille m’a bien supporté et le sport m’a grandement aidé. J’ai aussi été inspiré par certains athlètes paraplégiques. »

« Les temps ont été durs, mais je savais qu’il s’en sortirait », ajoute sa mère, Lise Matte.

Trois ans ont passé avant qu'il puisse laisser de côté sa tristesse. C’est en se levant un matin où il s’est regardé dans le miroir en disant: « Bon, mes jambes ne pousseront plus, mais dans le fond, c’est la seule différence que j’ai avec les autres. »

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Guy Lapierre

Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2007
Mes excuses erreur de frappe. Boucane un chien de pompier mais pas un dalmatien

Guy Lapierre

Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2007
Mes excuses erreur de frappe. Boucane un chien de pompier mais pas un dalmatien

Guy Lapierre

Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2007
Bravo.

Quand Yvon a eu son accident, il demeurait chez-moi, Il est resté ici un an. Après la séparation avec ma fille, je savais qu'il était assez fort moralement. Il m'appel a l'accasion mais je n'ai pas son numéro de téléphone. C'est super de montrer le courage, mais je déplore que ces jeux ne sont pas diffusé et en plus, après les jeux officiels.Si tu lui parle, dis lui que Boucana s'ennui.

Guy

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