Le portrait de la condition féminine à Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est a été dévoilé le 15 novembre dernier. (Photo : Patrick Deschamps)
Un portrait de la condition féminine à Pointe-aux-Trembles
Le comité consultatif de la condition féminine de Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est a dévoilé, le 15 novembre dernier, un document qui dresse un portrait de la condition féminine dans le secteur.
Le document de 87 pages est le résultat de huit rencontres du comité, qui a mis en commun et analysé les différentes statistiques disponibles au sujet des femmes. « Pour faire ce travail, aucune donnée primaire n’a été recueillie. Nous nous sommes basées uniquement sur les données secondaires, soit des statistiques, recherches et études déjà existantes », a précisé une membre du comité, Mireille Hébert.
Le document a pour objectif de constituer une base pour l’élaboration d’un plan d’action, qui serait déposé au conseil d’arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles en février ou en mars prochain. « Les constats observés nous permettront de mieux cibler les priorités en matière de condition féminine dans les quartiers de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est. L’idée centrale, c’est donc d’avoir une base sur laquelle discuter et proposer des actions plus ciblées », a expliqué Mireille Hébert.
Les statistiques recueillies et analysées par le comité consultatif ont été divisées en sept grands thèmes : la femme et la pauvreté; la femme et l’éducation; la femme, la violence et la sécurité; la femme et la santé; la femme et le travail; la femme et l’environnement; la femme, la culture et la vie communautaire.
En dressant le bilan de la condition féminine dans le secteur, les membres du comité consultatif ont eu quelques surprises. Par exemple, elles ont découvert que les femmes du secteur sont moins scolarisées que les autres Montréalaises : 9,4 % d’entre elles ont un diplôme universitaire, comparativement à 23,6 % pour l’ensemble de l’île de Montréal.
Le document recense plusieurs autres statistiques sur la situation des femmes du quartier. On peut entre autres y apprendre que c’est à Pointe-aux-Trembles que l’on constate le plus haut taux de grossesse à l’adolescence à Montréal (31 cas pour 1000, comparativement à 28 cas pour 1000 pour l’ensemble de l’île) et que les maladies respiratoires sont les plus grandes causes de mortalité dans le secteur (ce sont les femmes de 70 ans qui sont les plus touchées par le phénomène).
Maintenant que le bilan a été rendu public, le Comité consultatif sur la condition féminine de Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est invite la population et les intervenants à lui suggérer des idées pour établir son plan d’action. « Grâce notamment à ce bilan et au plan d’action qui en découlera, nous comptons sensibiliser le plus de gens possible aux droits des femmes. Oui, les femmes ont obtenu plusieurs droits, mais il reste du chemin à faire », a déclaré la coordonnatrice du Centre des femmes de Pointe-aux-Trembles, Gisèle Pomerleau.
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