Réduction de la vitesse à prévoir
La vitesse sur les artères de la métropole pourra être réduite à 40 km/h, comme le souhaitait depuis longtemps la Ville de Montréal. La ministre des Transports, Julie Boulet, a confirmé la nouvelle la semaine dernière.
À Montréal, c'est la vitesse par défaut qui sera modifiée à 40 km/h et dès l'automne 2008, les automobilistes devraient devoir se conformer à cette nouvelle réglementation. La vitesse maximale sur certaines artères plus dégagées pourrait demeurer à 50 km/h. Si tel est le cas, des panneaux l'indiqueront, a expliqué André Lavallée, responsable du transport collectif et de l'aménagement urbain au comité exécutif.
Le conseiller d'arrondissement angevin, Rémy Tondreau, se réjouit de la décision de la ministre. Selon lui, il était temps que le gouvernement prenne une telle initiative.
« Rouler à 50 km/h lorsque des enfants circulent dans le secteur ou s'amusent, c'est trop rapide. Je suis en faveur de la réduction de la vitesse sur les rues résidentielles. »
Il aurait même aimé que l'arrondissement d'Anjou prenne les devants dans ce dossier, comme l'ont fait les arrondissements de Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce, LaSalle et Lachine ou encore, la Ville de Lorraine, qui n'ont pas attendu la décision de la ministre pour réduire la vitesse sur certaines de leurs artères.
« Les automobilistes seront confrontés à un grand changement de culture. Pour leur permettre une meilleure transition, il aurait été bon de leur donner le maximum de temps pour s'ajuster. Nous aurions pu procéder plus rapidement, surtout que nous nous attendions à ce que cela soit autorisé par la ministre », croit M. Tondreau.
Et les contestations judiciaires ? « Ça ne semble pas poser de problème à la Ville de Lorraine. Les gens se conforment aux panneaux en place… tout simplement », explique-t-il, sans toutefois pouvoir avancer de chiffres.
Pour le maire d'Anjou, Luis Miranda, il était préférable d'attendre la décision de la ministre avant d'entamer quoi que ce soit, pour ne pas engager des dépenses inutilement.
Le magistrat est également en faveur de la réduction de la vitesse sur les rues résidentielles. Son conseil d'arrondissement a d'ailleurs adopté une résolution d'appui face aux démarches et à la position de la Ville-centre dans ce dossier.
« Il faut attendre de voir comment tout cela s'orchestrera, comment nous procéderons pour l'affichage, car cela demandera des investissements de la part de l'arrondissement. Aurons-nous droit à un support financier de la Ville de Montréal ou du gouvernement du Québec ? Pour moi, il est clair qu'il vaut mieux faire preuve de prudence avant se s'emballer », conclut M. Miranda.