La dernière étape est franchie
Projet de construction de réservoirs additionnels de Canterm
Canterm Terminaux Canadiens inc. peut maintenant aller de l'avant avec son projet de construction de réservoirs additionnels de produits liquides. La dernière modification de zonage nécessaire à ce projet a été entérinée, la semaine dernière, par les élus de la Ville de Montréal-Est.
Comme le requérait le certificat d'autorisation émis par le gouvernement du Québec et les recommandations du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE), les élus de Montréal-Est ont modifié le règlement de zonage 713-56 de manière à permettre la construction de talus d'une hauteur pouvant atteindre dix mètres. Cette mesure servirait à augmenter la sécurité du site.
Lors de l'assemblée publique de consultation précédant la décision des élus, des citoyens ont manifesté leurs inquiétudes. La première intervenante, Mme Brisebois, est contre ces talus à proximité de son domicile. Elle les juge beaucoup trop hauts et craint de perdre la vue qu'elle a de la fenêtre de sa cuisine.
Heureusement pour la dame, celle-ci ne devrait pas être touchée, du moins pour le moment, car elle habite près des deux futurs réservoirs qui n'ont pas encore été autorisés.
Un second intervenant souhaite pour sa part que les talus soient paysagés, mais surtout, régulièrement entretenus. Membre du Comité consultatif d'urbanisme de la Ville de Montréal-Est, l'homme est de ceux qui ont autorisé à l'époque les talus pour la compagnie Interquisa, un geste qu'il déplore aujourd'hui.
Quand on voit les résultats que cela a donnés dans le cas d'Interquisa, il y a de quoi se poser des questions. Disons que l'on est loin de ce à quoi on s'attendait, de dire le citoyen.
Présent à l'assemblée, un représentant de Canterm s'est montré rassurant. « Je vous assure que nos talus seront paysagés et régulièrement entretenus. Je vous en donne ma parole », a-t-il déclaré.
La question des talus étant réglée, Canterm peut débuter ses travaux. La construction et la mise en place des réservoirs devraient se faire dès ce printemps, à raison de trois ou quatre par année.