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Épidémie de faux chèques

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 21 février 2008 à 17:46
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Épidémie de faux chèques
Un beau chèque de plusieurs milliers de dollars qui arrive par courrier sans raison apparente, Yves Leblanc, sergent à la Gendarmerie royale du Canada, en a vu plus d'un. Il est responsable des opérations pour le Centre opérationnel de lutte au télémarketing (COLT). Il s'agit d'un projet conjoint regroupant la Gendarmerie Royale du Canada et de nombreux organismes d'enquête du Canada et des États-Unis qui a comme mandat d'enquêter le marketing de masse frauduleux. Les faux chèques sont une véritable plaie pour cette escouade.
Il semble que de nombreuses missives sont envoyées chaque jour pour faire croire à leurs destinataires qu'ils sont, par exemple, les heureux gagnants d'une loterie. On indique au bas de la lettre que le gagnant doit contacter un responsable du concours. Celui-ci lui indique qu'il doit faire parvenir un montant pour payer soit le transport, les taxes, les assurances ou encore une commission. Naturellement, le chèque est sans fonds. La victime ne l'apprend que plusieurs jours plus tard, après avoir versé un montant qu'elle ne reverra jamais. Ce type de fraude est plus répandu qu'on ne peut le penser.

En décembre dernier, avec la collaboration de Postes Canada, on a saisi 39 boîtes remplies de faux chèques, soit 80 000 chèques pour une valeur de 150 millions de dollars à destination de divers endroits au Canada et aux États-Unis. Et, on continue à en saisir tous les jours.

Pour l'escouade COLT, les faux chèques sont une priorité cette année. Le sergent Leblanc rappelle aux gens de faire preuve de prudence devant de telles missives. « Personne ne reçoit quelque chose pour rien. Si la personne tient vraiment à déposer le chèque, elle devrait vérifier à la banque s'il est bon. La tentation peut être forte, mais on ne réalise pas qu'on va y perdre. On est responsable quand on encaisse un chèque sans fonds », explique-t-il.

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