La deuxième vie des pancartes électorales
Les élections partielles terminées et Nicole Léger élue, le paysage de Pointe-aux-Trembles est revenu à la normale alors que les pancartes électorales ont disparu de leurs promontoires temporaires. Mais qu’advient-il des clichés des candidats électoraux?
« Quand on a décroché les pancartes des poteaux, il n’en restait que le tiers, explique Madeleine Barrette, directrice des opérations lors de la campagne de la candidate adéquiste Diane Bellemare. Les gens s’en servent pour isoler leurs garages et cabanons. »
Pour les écoles
Ce qui restait des quelque 875 affiches de Mme Bellemare a été distribué à différentes écoles et garderies de la circonscription. Pourquoi aux garderies et aux écoles? Le recrutement des nouveaux membres se fait-il aussi à un aussi jeune âge?
« On se sert des pancartes électorales à toutes les sauces, autant pour des apprentissages pédagogiques que pour des loisirs », explique Simon Poirier, éducateur spécialisé à l’école Irénée-Lussier. Cette école secondaire située dans Mercier pour élèves souffrant d’autisme et de déficience intellectuelle a hérité de toutes les pancartes de la candidate libérale Mélissa Dumais. « On a même des paquets de pancartes qui n’ont pas été affichées et qu’on a reçus encore enveloppés de cellophane! », poursuit M. Poirier.
L’éducateur spécialisé est bien heureux d’avoir pu mettre la main sur ces portraits de la politicienne : « On en fait autant des séparateurs en classe que des décors de marionnettes; on s’en sert quotidiennement. »
« Ça ne nous dérange pas trop de savoir que des enfants vont dessiner ou faire du bricolage sur le visage de notre candidate, car c’est pour une bonne cause », explique le coordonateur des communications au Parti libéral du Québec, Renaud Dugas.
Tous les partis
Le Parti québécois ne fait pas exception dans la récupération des pancartes électorales. Les quelque 500 affiches de Nicole Léger ont trouvé preneur, principalement auprès des écoles et centres de loisirs de la circonscription, confirme l’attaché politique de l’élue, Vincent Lanctôt.
De leur côté, Québec Solidaire et le Parti vert ont, quant à eux, choisi de conserver leurs pancartes électorales pour les réutiliser lors des prochaines élections générales.
Élus ou non, les candidats de Pointe-aux-Trembles ont trouvé moyen de joindre le nécessaire à l’utile en redonnant une seconde vie à leurs outils promotionnels.
(Photo: Patrick Deschamps)