Précisions sur le code vestimentaire
Suite à l'article « Un code vestimentaire controversé à l’école Montmartre », dans l'édition du 25 juin dernier, je tiens à apporter certaines précisions.
Premièrement, j’ai assisté aux deux assemblées du conseil d’établissement (CÉ) dont je fais partie et 64 % des parents sont en faveur d’un code de couleur. Je tiens à mentionner que les parents-bénévoles ont été élus de façon démocratique et sont là pour représenter les intérêts des enfants et des parents de l’école. En ce sens, ceux-ci ont agi de bonne foi et en ayant les intérêts des enfants à cœur. Il est vrai que le processus de décision aurait pu être plus transparent, mais gardons en tête que les gens du CÉ sont des bénévoles. Ceux-ci ont voté en faveur du code et cela est représentatif du choix des parents.
Ceci étant dit, nous avons quand même reçu de l’information et une demande afin de se prononcer sur l’acceptation ou le refus du code de couleur à l’école. Le fait d’être sondé m’apparaît très bien, compte tenu que le CÉ prend d’autres décisions sans pour autant faire un sondage pour chacune.
Les parents en faveur du code de couleur ont évoqué le sentiment d’appartenance des enfants face à leur école, la réduction de la discrimination par les vêtements et ainsi, l’harmonisation des classes sociales différentes. Certains parents ont mentionné la réduction d’arguments et sauver du temps le matin avec leurs filles lorsque celles-ci peuvent s’habiller de façon non convenable.
La direction nous mentionne aussi qu’il y a un gain au niveau de la sécurité. En effet, si des enfants qui n’appartiennent pas à l’école s’infiltrent à l’intérieur de l’établissement, il sera plus facile pour les surveillants de détecter les intrus. De même, la réduction de l’intimidation ou le vol attribuable aux vêtements. Ces situations méritent d’être évitées.
Qui plus est, un témoignage important, selon moi, est celui de l’adjointe à la direction. Cette dame nous a mentionné qu’elle a travaillé dans plusieurs écoles récemment et dans les endroits où un code de couleur a été implanté. Elle a vu une grande amélioration au niveau du respect des élèves, tant entre eux qu’envers les enseignants et les membres du personnel. Une réduction des cas de discipline a aussi été notée. Elle ne peut pas expliquer pourquoi mais selon elle, les résultats sont flagrants et sans équivoque.
Une école aux États-Unis a noté, après neuf ans d’application du code de couleur, que les présences à l’école et les résultats académiques sont à la hausse et que les cas de bataille et de suspension sont à la baisse. On retrouve les mêmes observations sur Internet dans plusieurs écoles et les institutions au Québec ont commencé à emboîter le pas.
Finalement, peu importe ce que l’on peut avoir comme conviction, je pense, que si on fait preuve d’un peu de jugement, de gros bon sens, que l’on a à cœur les intérêts de nos enfants et que l’on fait confiance au CÉ et au personnel enseignant de l’école Montmartre, on se doit de mettre les conditions en place afin que leur expérience scolaire soit améliorée. Nous devons laisser nos émotions de côté, avoir le courage de faire des changements afin d’améliorer les conditions scolaires et le rendement académique de nos enfants. Personne ne se pose maintenant la question à savoir si on doit imposer un code vestimentaire qui exclut les vêtements violents ou les tenues non appropriées pour les jeunes filles. Cela fait du sens maintenant mais sûrement à l’époque, il y a eu des débats.
Mettons en place le code de couleur à l’école Montmartre.
- Daniel Boyer, parent d’un enfant de l’école