André Bélisle à Union Montréal: un passage qui trahit son engagement envers les électeurs de PAT.
Je comprends maintenant le vote d’André Bélisle, le 25 août, au conseil municipal, alors qu’il a voté en faveur du règlement d’emprunt de 13,7 M$ pour la construction de la mairie d’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT). Il devait alors suivre la ligne de parti de ceux qui allaient devenir quelques jours plus tard ses nouveaux amis politiques.
M. Bélisle renie ses principes et défend l’indéfendable pour les citoyens de PAT. C’est évidemment le prix à payer pour se joindre à Union Montréal que d’abandonner l’une des rares batailles qu’il a menée depuis qu’il est élu. Il y a à peine un an, il avait mené une bataille très médiatisée contre la construction de la nouvelle mairie d’arrondissement dans le parc René-Masson, notamment en démissionnant avec fracas de la présidence du CCU de RDP-PAT et en se présentant aux conférences de presse du CRE pour dénoncer le projet.
En effet, en juillet 2007, André Bélisle accusait ses amis d’aujourd’hui d’agir de façon « anti-démocratique ». Il critiquait le maire Maciocia d’avoir présenté un projet dispendieux qui allait coûter cher aux contribuables de l’arrondissement. Selon moi, M. Bélisle virevolte. Il supporte maintenant ce qu’il dénonçait si vertement à l’été 2007. C’est honteux.
Décidemment, M. Bélisle, conseiller indépendant, se cherchait une nouvelle famille politique depuis que Vision Montréal l’avait éjecté de ses rangs à l’automne 2006. Au moins, maintenant, on sait à quelle enseigne s’affiche André Bélisle face aux électeurs de PAT.
Suzanne Décarie, conseillère Pointe-aux-Trembles