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1er NOVEMBRE: LIAISONS MONTRÉALAISES

Article mis en ligne le 30 octobre 2008 à 10:06
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1er NOVEMBRE: LIAISONS MONTRÉALAISES
15 h - Cinquième Salle, Place des Arts. Ouverture du Salon de la Culture - Entrée libre
1er NOVEMBRE: LIAISONS MONTRÉALAISES
Charles Blattberg, Georges Leroux, Marie-Joëlle Zahar, Azzedine Rakkah, Aïda Kamar
À l’époque de la Nouvelle-France, on dit que les colons adoptaient deux attitudes complètement opposées, entre les « moutons » de la ville de Québec et les « loups » de Montréal. Québec était le jardin chrétien civilisé importé d’Europe, alors que le « mouton » de cette ville n’aspirait à rien de plus que demeurer installé le plus confortablement possible dans l’enceinte de la ville, le « loup » de Montréal avait d’autres ambitions. À l’époque, la ville de Montréal permettait à tout le pays sauvage de pénétrer son territoire. Montréal se considérait comme une ville ouverte habitée par un réel esprit d’aventure, à l’antithèse des distinctions entre l’habitant et l’autre, le civilisé et le sauvage, le colon sédentaire et le nomade... Il semble que le meilleur esprit d’ouverture se trouve à mi-chemin entre les deux. De quoi a-t-on besoin pour réaliser cet esprit à Montréal de nos jours? (Charles Blattberg)

L’ouverture de la 9e édition du Salon de la Culture se consacre au vécu des Montréalais et Montréalaises et se veut un regard critique sur le modèle pluraliste proposé par notre société à la lumière d’autres expériences, réelles ou imaginées, historiques ou actuelles. Les participants à cette table ronde tentent de quérir l’Andalousie dans le présent plutôt que dans le passé, dans cette ville où, depuis des siècles, chrétiens, juifs, musulmans, autochtones, immigrants, pauvres exilés, riches expatriés, hommes et femmes venus de partout se mélangent, partagent les mêmes quartiers, les mêmes bureaux, les mêmes cafés, les mêmes autobus et, de plus en plus, les mêmes femmes et les mêmes hommes. Ces liaisons quotidiennes, tissées et inscrites dans la réalité montréalaise, ne nous rapprochent-elles pas de cette Andalousie rêvée? Ne fondent-elles pas un modèle proprement montréalais?

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