Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Avenir
Concours Brico Déco
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La génération 101, regard neuf sur l’intégration

Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 10:33
Réagissez à cet article
La génération 101, regard neuf sur l’intégration
Les intervenants du documentaire La Génération 101. (Photo: Gracieuseté)
La génération 101, regard neuf sur l’intégration
L’étincelle dans les yeux, Akos Verboczy en a beaucoup à dire sur l’intégration des nouveaux arrivants. Quittant sa Hongrie natale à l’âge de 11 ans en 1986, il fait partie des intervenants du documentaire La Génération 101. Ce film réalisé par Claude Godbout questionne, à travers les yeux de jeunes immigrants, la réussite de la Loi 101 et la capacité d’accueil de la société québécoise.
« Ce n’est pas que j’aime me voir sur grand écran ! », s’exclame Akos, le plus naturellement du monde. Rencontré à son bureau du centre-ville, il parle avec un intérêt évident de cette « génération 101 » dont il est lui-même issu.

Aujourd’hui commissaire scolaire d’un quartier multiethnique de Montréal, Akos a fréquenté l’école publique francophone, loi 101 oblige, dès son arrivée à Montréal. De ce fait, il connaît bien la réalité des élèves immigrants. Après avoir visionné le documentaire, il se dit ravi de les découvrir aussi éloquents quant à leur relation à la société d’accueil. « Il apparaît évident que ces élèves ont déjà réfléchi à leur situation en tant que nouveaux Québécois. Il est pertinent de leur poser des questions à ce sujet. » Parmi les jeunes interrogés, certains évoquent l’obligation de se conformer à une société à laquelle ils ne s’identifient pas. Une étudiante raconte la difficulté, voire l’impossibilité de son intégration à sa terre d’accueil: « Je ne peux pas renier mes valeurs, mes racines. Ce sont mes parents qui ont décidé de venir ici, pas moi. » D’autres y voient cependant l’opportunité de s’enrichir par la connaissance d’une culture différente et d’apprendre une nouvelle langue.
Le français comme lieu de rencontre
Selon Akos, les nouveaux arrivants et les Québécois « de souche » ne pourront améliorer leur connaissance mutuelle qu’en ayant une langue commune. Il déplore que certains immigrants ne gravitent qu’autour de leur communauté culturelle, restreignant du coup le dialogue avec la majorité francophone. Du même souffle, il ajoute : « Je ne suis pas contre le multilinguisme, moi-même je parle trois langues. Mais je crois qu’au Québec, ça doit fonctionner dans une langue, le français. »
Pourtant, lorsque questionnés sur leur avenir en français, les avis des jeunes de La Génération 101 sont partagés. Songeur, Akos note à ce propos que la loi courante et la francisation qui en découle ne réussissent pas l’essentiel : celui de donner le goût aux jeunes immigrants de poursuivre leur formation scolaire, de travailler et de vivre en français. « Oui, il y a une incohérence dans ce qui est proposé actuellement. Aujourd’hui, le véritable enjeu est le milieu du travail…C’est là-dessus qu’il faut se pencher. Pour Akos, il est temps d’adopter des mesures qui renforceront l’application de la Loi 101 pour une meilleure intégration, en français.
À l'affiche jusqu'au 8 octobre au Cinéma Parallèle/Ex-Centris.



(Photo: Gracieuseté)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Jenny Aliaga Chavez

Commentaire mis en ligne le 21 novembre 2008
J'ai bien aimée! Voila qu'on parle de deux choses inteteresantes, dans un même article,bravo!

Chez nos voisins