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Un vide à combler

Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 10:44
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Un vide à combler
Le droit à l’éducation signifie aussi le droit à un enseignement de qualité. Cependant, au Québec, une pénurie de professeurs qualifiés se fait ressentir depuis environ dix ans. Ce manque est d’autant plus présent dans la région des Laurentides qui tente tant bien que mal d’enrayer ce problème.
La crise, qui s’est intensifiée depuis cinq ans, touche surtout les domaines des mathématiques, du français et des sciences au secondaire et de l’anglais ainsi que de l’adaptation scolaire au primaire. Les écoles emploient donc des enseignants sans permis d’enseigner ou de brevet d’enseignement. «Si nous devons engager une personne non légalement qualifiée à cause de la pénurie de personnel qualifié, nous pouvons demander au ministère d’émettre une tolérance d’engagement qui est bonne pour une seule année scolaire», explique Yves Boudrias, directeur des ressources humaines de la Commission scolaire des Laurentides. À ce moment, ces professeurs peuvent recevoir le même salaire et bénéficier des mêmes avantages sociaux que les enseignants possédant un BAC.
Les causes du problème sont multiples. «Le gouvernement avait de beaucoup sous-estimé le nombre de départ qui s’est avéré beaucoup plus nombreux que celui prévu. Au cours de ces mêmes années, le programme de formation est passé de 3 à 4 ans, ce qui a provoqué une période au cours de laquelle le nombre de finissants à chacune des années était moindre. Parallèlement, il y a eu le phénomène du contingentement imposé par les universités pendant plusieurs années. Depuis un certain temps aussi, les jeunes sont moins tentés par la profession puisqu’elle est de plus en plus dégradée», évoque M. Boudrias.
Nombre de parents sont en mesure de s’inquiéter de la valeur de l’enseignement reçue par leurs enfants. Peu à peu, le manque de professionnels de l’éducation se résorbe. «Nous avons actuellement des programmes de formation de niveau 2ième cycle universitaire appelés Programme Passerelle. De plus, les universités ont ouvert les programmes de formation à plus d’élèves. Le ministère travaille également à la revalorisation de la profession d’enseignant en tentant de changer la vison que les gens peuvent avoir de ce métier», souligne Yves Boudrias.

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