Les neiges éternelles.
Destination « l’Alaska »
Après avoir traversé l’Alberta et la Colombie-Britannique, nous décidons de délaisser l’Alaska Highway, qui s’étend sur 1 500 milles, pour passer plus au nord. Cette route déserte où les animaux sont maîtres, est beaucoup plus pittoresque.
Nous avons parcouru des centaines de kilomètres sur des chemins de gravier et très boueux, avant d’arriver à Dawson City. Tout le monde se souvient de la ruée vers l’or à destination de la fameuse rivière Klondike. Reliques de cette époque, on trouve toujours aux abords de ce cours d’eau peu profond et très étroit, des amoncellements de roches, d’une hauteur de trois à quatre pieds. Ces pierres reposaient jadis au fond de l’eau.
Avant de traverser la rivière Yukon sur un radeau, ce qui prend une dizaine de minutes, nous avons marché sur les trottoirs de bois de la fameuse ville de Dawson City, située aux abords d’un affluent. Nous étions très étonnés de voir les rangées de maisons abandonnées et très colorées, de style western, dont l’architecture est unique.
Roulant toujours dans le territoire du Yukon, nous traversons les douanes américaines, pour entrer en Alaska. Cette route de gravier est sans doute celle qui nous offre les plus belles vues panoramiques. Ce chemin de haute altitude et peu fréquenté, serpente entre les hautes montagnes presque dénudées. Nous sommes ébahis par ces paysages quasi aériens, dont la vue est à couper le souffle! Même au milieu de juillet, les chaînes de montagnes, aux sommets enneigés, se découpent sur le ciel, à perte de vue.
De Fairbanks à Anchorage, la distance est de 360 milles et cette seule route est fermée pendant l’hiver à cause du risque trop élevé d’avalanche. À notre droite, des glaciers y flottent en permanence et, de l’autre côté, se dressent des falaises d’une hauteur impressionnante.
De là, nous pouvons apercevoir le mont McKinley, le plus haut mont de l’Amérique du Nord, qui culmine à une hauteur de 20 320 pieds (6194 m). Plus au sud, près du golfe de l’Alaska, nous arrivons enfin dans la petite ville de Homer. Nous avons couché à l’extrémité d’un quai qui s'allonge sur environ sept kilomètres dans le golfe, là où la route qui mène le plus à l’ouest en Amérique du Nord, prend fin.
À travers ce voyage marquant de 16 700 kilomètres, de riches souvenirs sont ancrés au fond de moi à tout jamais. C’est à voir!
Diane Comeau
Danielle Hébert
Commentaire mis en ligne le 29 novembre 2008Wow c'est excessivement bien écrit ça se lit comme un roman. Très intéressant je me croyais du voyage. Bravo mademoiselle Diane Comeau. J'espère que vous allez gagné car vous m'avez séduite par votre récit. Merci pour ce beau voyage en lecture. J'aurais bien aimé vous y accompagné.