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Travail et vacances : un duo populaire

Article mis en ligne le 21 décembre 2008 à 11:48
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Travail et vacances : un duo populaire
Travail et vacances : un duo populaire
Ce n’est pas nouveau, la soif de voyager est de plus en plus populaire chez les jeunes adultes québécois. Dorénavant, la mode n’est plus simplement que de visiter l’étranger, mais aussi de travailler à l’autre bout du monde.

Pourquoi travailler ailleurs alors qu’on peut le faire dans le confort de notre chez-soi? La réponse est simple. Travailler à l’extérieur permet non seulement d’amasser des sous qui permettent de voyager plus longtemps, mais aussi de se lancer tête première dans une culture et une langue (probablement) différentes des nôtres.

Ce phénomène prend énormément d’ampleur partout en province si bien que juste ici, deux jeunes femmes de 21 ans qui ont grandi et qui habitent toujours Ahuntsic ont tenté l’expérience en mai dernier.

Audrée et Marie-Anne ont donc suspendu pour quelque temps leurs études respectives pour voir du pays. Los Angeles, Fiji, Australie, Thaïlande, retour en Australie, Nouvelle-Zélande. Juste à regarder cet horaire, on en devient rapidement jaloux! Même si elles se sont retrouvées loin de la maison, les deux amies auront apprécié leur expérience.

«Oui il y a la passion des voyages, la curiosité, la soif de découvertes mais aussi un désir de liberté et de responsabilité, explique Audrée. C’est une expérience différente de celle que j'aurais eu en travaillant dans le même domaine, ici. Le contact avec les gens n'est pas nécessairement le même, et la façon d'interagir non plus. Juste l'accent, qui est assez difficile à comprendre, peut être une barrière. Mais ça crée aussi des situations assez comiques.»

Pour Marie-Anne, travailler dans une grande ville comme Sydney n’a pas non plus été uniquement utile pour amasser de l’argent. «Je ne dirais pas que ça m’a rapporté de l'argent, car ce que j'ai gagné je le dépense maintenant en voyageant. Mais j’ai maintenant une capacité à comprendre les différents accents anglais (Irlandais, Écossais, Australien, Néo-Zélandais). Mon anglais est bien sûr bien plus fluide. Je suis dorénavant plus à l'aise quand je rencontre des nouvelles personnes et cela permet de nouer des amitiés fortes rapidement. Et puis on se rend compte qu’ici l’atmosphère est beaucoup plus relax, c’est peut-être l’effet du soleil à l’année longue!»
Une piqûre à vie?
Une autre chose qui n’est pas nouvelle est que lorsqu’on commence à voyager, on en attrape une piqûre pour la vie. Et les deux filles d’Ahuntsic abondent en ce sens.

«Je suis complètement d'accord. J'ai eu la piqûre des voyages après avoir passé deux ans en Europe. Une fois qu'on commence, on a envie de découvrir encore plus le monde et les autres cultures. J'aimerais bien faire le tour de l'Afrique après mes études. Mais en fait je veux tout voir!», explique sans retenue Audrée.

«Ma famille a toujours donné une grande importance au voyage et c'est ça qui m'a d’abord donné le goût, commence Marie-Anne. C'est vraiment de rencontrer des nouvelles personnes fascinantes d'ailleurs avec d'autres expériences de partout dans le monde qui donne envie d'en voir davantage. Mes prochaines destinations ? Wow trop dur de choisir! Je vais bientôt en Nouvelle-Zelande, à Londres et à Barcelone avant de reprendre les cours en janvier. Mais après mes études, j’aimerais vraiment aller en Grèce ou en Italie.... Peut-être bien l'Asie aussi, c'est si dur de choisir!»
Mikael Blais, Ahuntsic

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