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Entrez dans la vie d'Émile « Butch » Bouchard

Exposition à l'Écomusée du fier monde

Thierry Bourdeau par Thierry Bourdeau
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Article mis en ligne le 22 décembre 2008 à 10:25
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Entrez dans la vie d'Émile « Butch » Bouchard
À son adolescence, Émile Bouchard jouait avec des jambières fabriquées avec la machine à coudre de sa mère. Il avait d'ailleurs oublié d'intégrer une jointure aux genoux. (Photo: Patrick Deschamps)
Entrez dans la vie d'Émile « Butch » Bouchard
Exposition à l'Écomusée du fier monde
L’occasion est belle durant la période des fêtes pour se rendre à l’Écomusée du fier monde, afin de découvrir la vie d’Émile « Butch » Bouchard, ex-défenseur des Canadiens de Montréal et un pionnier dans la région métropolitaine. Rappelons que parmi ses implications, il a appuyé le projet de la construction de l’aréna Roussin, à Pointe-aux-Trembles.
Depuis le 9 octobre, l’exposition « Bienvenue chez Butch Bouchard » raconte la jeunesse, témoigne l'ouverture d'esprit et met en valeur la glorieuse carrière du numéro 3 des Glorieux, dont l’époque où il côtoyait son grand ami, Maurice Richard. Le récit est tiré d’objets de sa collection personnelle, notamment le chandail du premier match des étoiles de 1947 et des souvenirs des coupes Stanley de 1953 et 1956.

Surnommé le « Roc de Gibraltar », Émile Bouchard a passé 15 saisons dans l’uniforme des Canadiens, dont ses huit dernières comme capitaine (1948-1956). Il a d’ailleurs été un modèle pour de futurs joueurs vedettes comme Jean Béliveau.
Faits étonnants
Plusieurs événements ayant marqué la vie d'Émile Bouchard sont moins connus du public. Peu se rappellent que le légendaire défenseur arborait le numéro 17 à son arrivée avec le Tricolore. Après deux saisons, son entraîneur-chef à l'époque, Dirk Irvin, avait affirmé que les grandes vedettes portaient des petits numéros. Bouchard a ainsi changé pour le numéro 3.
Ce dernier a également subi une blessure au genou en 1948 et tout le monde croyait que sa carrière était terminée. Ce n'est pourtant que huit ans plus tard, après avoir remporté ses troisième et quatrième coupes Stanley, qu'il a finalement accroché ses patins.

À ce jour, il fait encore partie du seul duo père-fils chez le Canadien à avoir soulevé le trophée de Lord Stanley. Pierre Bouchard et lui ont inscrit ensemble neuf fois leurs noms sur la coupe.
Un homme hors pair
À l’extérieur de la patinoire, Butch Bouchard n'était pas invisible, loin de là. Né en septembre 1919, le Montréalais est devenu apiculteur à l'âge de 18 ans et il a exercé ce métier jusqu'en 1950.

Au cours de l'année où il s'est blessé au genou, le hockeyeur a dirigé son nouveau restaurant Chez Butch Bouchard. Cet endroit a été le théâtre de plusieurs fêtes et réunions de politiciens, d'artistes et de sportifs. Il y est demeuré pendant 35 années avant de vendre son commerce.

D'autre part, Émile Bouchard était un homme sensible à la communauté. Il a été conseiller municipal à Longueuil et surtout, il a offert son aide durant le « week-end rouge », où de nombreuses habitations ont été incendiées dans le quartier Centre-Sud.

Côté sport, Bouchard a été l'un des grands artisans de la construction de l'aréna Roussin, en 1954. Il s'est également impliqué avec l'équipe de baseball des Royaux de Montréal et celle du hockey junior de la Palestre nationale. Il a aussi fondé la formation de baseball junior des Ducs de Longueuil qui, depuis l'an 2000, représente l'une des meilleures équipes au Québec.

Et récemment, Émile « Butch » Bouchard a reçu le titre de Chevalier de l'ordre national du Québec, signé par le premier ministre, Jean Charest.

L'exposition se termine le 8 mars 2009, mais le public a jusqu'au 4 janvier pour signer le cahier de souhaits et offrir ses meilleurs vœux du temps des fêtes à Émile Bouchard et sa femme Marie-Claire MacBeth.

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