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L’hyper-sexualisation des fillettes

Article mis en ligne le 31 décembre 2008 à 12:20
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L’hyper-sexualisation des fillettes
Un sujet abondamment couvert par la blogosphère et les médias est l’hyper-sexualisation des jeunes filles. Qu’est-ce que cela?

Une jeune fille qui appelle Tel-Jeunes pour demander si son chum va la quitter si elle ne sait pas comment bien faire une “pipe”. Cette fillette a 10 ans, et est une des dizaines qui contactent ce genre d’organismes.

Une jeune fille est « atiffée » comme une femme de 18 ans. Jupe au ras des fesses, g-string, camisole montrant à moitié les seins et plus de maquillage qu’à l’Halloween dans le seul but de paraître plus vieille. Autrefois, ça commençait vers 15 ans. Maintenant, l’âge de début est de… 11 ans.

Plusieurs sujets peuvent être abordés concernant cette situation déplorable. Dans cet article, j’en aborderai deux.

Le premier est le vaccin Gardasil. Vous savez, ces publicités télévisées et en panneaux dans le métro sur un vaccin protégeant du VPH, destiné aux femmes de 9 à 26 ans… Je trouve inconcevable qu’on en soit rendus à faire vacciner des fillettes de 9 ans contre des MTS. Il me semble que dans un société saine, il vaut mieux bien élever les jeunes filles et leur apprendre les comportements sexuels sains et les manières de se protéger. Et surveiller nos enfants de cet âge. Si une fille de 9 ans a assez de solitude pour avoir des relations sexuelles à l’insu de ses parents, il y a un sérieux problème. Rendu là, c’est-à-dire quand les parents font tout ce qu’ils peuvent pour inculquer une bonne éducation à leurs enfants, ils peuvent choisir de faire donner le vaccin à leur fillette. Mais le point est là : ce vaccin doit être une simple mesure préventive supplémentaire juste au cas, et non un moyen de “skipper” l’éducation qu’il faut donner à nos enfants (ce qui est malheureusement ce que plusieurs parents font).

L’autre sujet est source de controverse. Il s’agit de l’uniforme dans les écoles. Je vous mets tout de suite au courant, je suis de ceux qui pensent que l’uniforme doit être instauré, mais avec de meilleurs règlements. Le port de la jupe ou du pantalon est déterminé par les dates et non par les températures. Ce pourquoi il n’est pas rare de voir, même par temps froid, des jeunes adolescentes en mini-jupe. Il faudrait régler le port de la jupe ou du pantalon selon la température. Aussi, le mot le dit : mini-jupe. Les jupes devraient arriver juste au-dessus du genou. Et pour plaire à tous, car nous savons que les uniformes sont laids, ils devraient être un peu plus “fashion”, par exemple être offert en quelques couleurs différentes et offrir la version t-shirt ou pull.

Les personnes contre le port de l’uniforme sont surtout les adolescents “populaires”. Ils crient au non-respect de la liberté d’expression. Cependant, au nom de cette liberté d’expression, ils créent une profonde fissure entre les différentes classes sociales des élèves qui fréquentent l’école. Il en résulte la discrimination et l’exclusion. Ainsi que le problème d’hyper-sexualisation par les vêtements et le maquillage. L’uniforme mettrait tout le monde sur un pied d’égalité. Les élèves au revenu plus modeste, ou à l’apparence ne correspondant aux “standards”, pourraient facilement se mêler aux autres et âtre jugés sur la base de leur personnalité et non sur la base de leur apparence ou de la marque de leurs vêtements.

Je crois que l’hyper-sexualisation des fillettes est un problème grave qu’il faut dénoncer encore et encore. Il faut aussi réclamer que la compagnie qui fabrique le Gardasil change ses publicités pour ne pas inciter les parents à donner le vaccin pour ne pas avoir à éduquer leurs enfants. Il faut faire une vaste campane de sensibilisation, et implanter le port de l’uniforme dans une école comme projet-pilote. Pour convaincre l’ensemble des étudiants de l’école de participer à ce projet-pilote, on pourrait par exemple leur promettre un 5% de points boni dans leur bulletin s’ils ne coulent pas. Peu importe les moyens utilisés, il faut remédier à ce problème.
Marie-Douce Bélanger

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Marie-Douce Bélanger

Commentaire mis en ligne le 3 mai 2009
@ Josée Leboeuf :

Je comprend que le vaccin puisse mieux répondre aux attaques lorsqu'administré en bas âge. Mon point n'était nullement de contester l'efficacité clinique de ce vaccin, mais plutôt de dire que certains parents verront là un moyen de se déresponsabiliser face à l'éducation sexuelle des jeunes filles, et aussi de critiquer ce phénomène. Je ne parle pas uniquement du vaccin et des pratiques sexuelles, mais aussi des vêtements fort inappropriés de certaines jeunes filles et de leur maquillage fort prononcé.

De plus, vous dites que les jeunes filles auront des relations sexuelles vers 15 ou 16 ans. Je crois ce chiffre erroné. Si des jeunes filles de 10 ans pratiquent déjà la fellation, il est clair que la plupart des filles de 13-14 ans ont déjà eu une relation sexuelle complète.

Josée Leboeuf

Commentaire mis en ligne le 1er mai 2009
Bonjour,

Il est vrai que nous devons nous préoccuper du phénomène d'hypersexualisation des jeunes filles.

Je voulais cependant apporter une information complémentaire concernant le Gardasil. La raison pour laquelle on vaccine les filles de 9 ans n'est pas parce que cela sous-entend qu'elle peuvent devenir active sexuellement à partir de cet âge MAIS parce que lors des essais cliniques, c'est à cet âge qu'on a observer la meilleure réponse immunitaire ET parce que le vaccin est efficace lorsqu'administré AVANT le début des activités sexuelles avec partenaire. On donne donc 2 doses en 4e année et un rappel en secondaire 3 (14 ans). Ainsi, les filles sont protégées avant le début de leur vie sexuelle qui survient dans la majorité des cas vers 15 ou 16 ans. Le VPH est l'ITS la plus fréquente. On estime que 75% des femmes en sont atteintes, 4 ans après le début de leur vie sexuelle avec partenaire. Le VPH se transmet par simple contact "peau à peau" alors même le condom ne garantit pas la protection... et les tests de dépistages d'ITS réguliers ne peuvent pas toujours le détecter. Et par manque d'informations, peu de parents savent quels sont les moyens de s'en protéger efficacement.

Référence: http://www.infovph.ca/infovph/home.aspx

Jean-Michel Michouille

Commentaire mis en ligne le 18 janvier 2009
Oulouloulouuuu comme toujours une sainte indignation sans réflexion. Mais "l'auteur" nous y a habitué depuis longtemps.

Hector Thiboutot

Commentaire mis en ligne le 18 janvier 2009
Encore un texte boboche de Marie-Douce Bélanger, celle qui écrait plus vite qu'elle ne pense.

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