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La mode pour toute la famille

L'Aubainerie se réinvente constamment

Marie-Ève Courchesne par Marie-Ève Courchesne
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Article mis en ligne le 10 octobre 2006 à 14:00
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L'Aubainerie de la rue Jean Talon Est, à Saint-Léonard, en compagnie de sa mère Johanne Croteau, propriétaire, et du conjoint de celle-ci, Daniel Gauthier, directeur du magasin. (Photo: Patrick Deschamps)">La mode pour toute la famille
Jonathan Robert, le directeur général et propriétaire de L'Aubainerie de la rue Jean Talon Est, à Saint-Léonard, en compagnie de sa mère Johanne Croteau, propriétaire, et du conjoint de celle-ci, Daniel Gauthier, directeur du magasin. (Photo: Patrick Deschamps)
La mode pour toute la famille
L'Aubainerie se réinvente constamment
La recette du succès de L'Aubainerie Concept Mode : être à l'affût des besoins de sa clientèle et offrir un vaste choix de marchandise à un rapport qualité-prix imbattable. Une recette qu'applique scrupuleusement Jonathan Robert, le directeur général et propriétaire de L'Aubainerie sur la rue Jean Talon Est, à Saint-Léonard.
Il y a quelques semaines déjà, le magasin de la rue Jean-Talon rouvrait ses portes après deux mois et demi de fermeture. Le temps de se relooker. « Le magasin avait été rénové il y a huit ans, mais vu l'achalandage, il y avait des rénovations à faire », explique Jonathan Robert, qui est également propriétaire d'un autre magasin à Côte-Vertu.

Près d'un million de dollars ont été investis dans le magasin d'une superficie de 22 000 pi2 où travaillent entre 80 et 100 personnes, dépendamment de la période de l'année. La clientèle n'a pu eu trop à souffrir de la fermeture, puisqu'un grand chapiteau couvrant la moitié de la surface du magasin avait été élevé. « Ainsi, cela à permis de maintenir les emplois et pour nos clients, nous avions les mêmes produits », ajoute le directeur général.

La bannière fait affaire avec plus de 150 fournisseurs, dont plusieurs approvisionnent aussi des boutiques très populaires. La marchandise y est toutefois vendue moins cher, étant donné le volume d'achats et la mince marge de profit que prennent les dirigeants de l'entreprise.

L'Aubainerie de Saint-Léonard est de la deuxième génération des Concept Mode. On en compte 24 au Québec, en plus de dix magasins L'Aubainerie et quatre L'Aubainerie Entrepôt. La différence est simple : les magasins entrepôt ont de la marchandise en liquidation, tandis que la distinction entre un Aubainerie Concept mode et un autre qui ne l'est pas réside principalement dans la taille des magasins. « Environ 70 % de la marchandise est la même », avoue Jonathan Robert.

Si de nouveaux magasins ont ouvert leurs portes à Sept-îles et à Chicoutimi, il y a quelques mois, de nouvelles ouvertures sont aussi prévues pour 2007 et 2008. « Mais c'est du cas par cas, précise M. Robert. « Étant donné la mince marge de profit que nous prenons, nous ne pouvons pas ouvrir n'importe où. » Si l'entreprise a des projets d'expansion pour les prochaines années, aucune percée à l'extérieur de la province n'est prévue. Du moins à court terme. « On a déjà tâté le marché en Ontario, mais il nous reste encore de bons secteurs à développer au Québec. Un marché que nous connaissons. »
Une entreprise « familiale »
Jonathan Robert s'implique dans l'entreprise depuis qu'il a l'âge de cinq ans. « À l'époque, je plaçais les supports », se remémore-t-il.
L'homme d'affaires de 30 ans est de la troisième génération dans cette entreprise privée. C'est son grand-père qui a ouvert le premier magasin, dans les années 1940, à La Tuque. « À l'époque, il revendait des surplus d'armée. » Ses six enfants se aussi sont impliqués dans l'entreprise, dont la mère de Jonathan Robert, qui est acheteuse. L'entreprise a pris de l'expansion et différentes familles se sont jointes à eux pour ouvrir de nouvelles franchises. L'enseigne est demeurée très familiale. D'ailleurs, c'est sa cousine qui est propriétaire du magasin située à Repentigny, tandis que celui de Terrebonne est à un autre de ses cousins.

En 60 ans, la bannière a évolué et les comptoirs blancs, ainsi que les prix écrits à la main, ont fait place à la céramique, au tapis et à la boiserie, soit le « look » des Concept Mode, mais aussi à la volonté des dirigeants de l'entreprise d'offrir des lignes de vêtements pour toutes la famille, suivant les dernières « tendances », à un excellent rapport qualité-prix. « C'est sûr qu'on peut trouver moins cher. On le peut toujours, mais jamais à cette qualité. Avec 300 $, ici, on peut facilement ressortir avec une vingtaine de morceaux », explique le propriétaire, avant d'ajouter en riant qu'à condition que ce ne soit pas tous des manteaux d'hiver.

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