Le prix qu'a remporté Jonathan Pronovost dans le cadre de la compétition du Fonds communautaire Aviva lui permettra de présenter la pièce de théâtre qu'il a créée, « Ali Abdou et les ténèbres de l'Arkansas », dans les écoles de la CSPÎ.
(Photo: Éric Carrière)
Un Montréalais parmi les gagnants
Fonds communautaire Aviva
Après un très long processus, Jonathan Pronovost a vu son projet de théâtre multimédia sélectionné parmi les quelque 2000 idées soumises dans le cadre du Fonds communautaire Aviva. Il devient ainsi l'un des huit gagnants de la toute première compétition du fonds créé dans le but de soutenir financièrement des initiatives qui ont un impact positif dans la collectivité.
Lancée en octobre 2009, la compétition se jouait sur le portail en ligne d'Aviva où les Canadiens étaient invités à soumettre des idées et à voter pour celles qu'ils souhaitaient voir se réaliser à l'échelle locale ou nationale. Après plusieurs séries de votes, les 25 meilleures idées ont été présentées à un jury qui avait pour tâche de sélectionner celles qui allaient se séparer les 500 000 $ en prix.
Comédien diplômé et actuellement étudiant au baccalauréat en enseignement de l'art dramatique, M. Pronovost est souvent appelé à travailler dans les écoles primaires de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPÎ). « Je me suis aperçu que les enfants n'ont pas accès au théâtre, parce que la plupart des établissements sont plus défavorisés qu'ailleurs sur l'île. J'ai donc créé les productions Qu'en dit Raton? qui me permettent d'offrir du théâtre intéressant pour les jeunes, mais à un prix minimal », explique le finaliste.
L'argent reçu par le Fonds Aviva permettra donc de payer les frais reliés à la création de la première pièce. « Quand j'ai amorcé la création, je me suis rendu compte qu'il me manquait un peu de tout. Il me fallait de quoi payer le metteur en scène, le scénographe, la costumière, le musicien, le technicien, l'auteur, en plus de l'équipement, du matériel pour faire les décors, les costumes et la promotion. Je voulais bien débourser de ma poche, mais à un moment donné, je ne pouvais plus. Disons que la compétition me donne le pouvoir de réaliser un rêve que je caresse depuis longtemps! Le matériel acquis par ce processus me permettra aussi de produire d'autres pièces, encore moins coûteuses, et de rendre encore plus accessible le théâtre aux écoles du secteur. »
Importante mobilisation
Tout au long du processus de sélection, Jonathan Pronovost a fait tout ce qui était en son pouvoir pour inciter les gens à voter pour son projet. Il n'a d'ailleurs pas hésité à utiliser le Web 2.0 pour se faire connaître. « Chaque jour, sur Facebook, je demandais à mes amis d'aller voter sur le site. Avec les amis des amis, mon idée a fait son chemin! J'ai envoyé des courriels, j'ai fait des téléphones. C'était très exigeant, mais ça en a valu la peine! »
(Photo: Éric Carrière)