Les 20 élèves du projet Montréal-New York ont démontré leur savoir-faire lors de la campagne de financement du 5 février dernier. (Photo: Patrick Deschamps)
L'ESPAT à l'assaut de New York
Après Québec en 2008 et Ottawa l'an dernier, 20 élèves de l'école secondaire de la Pointe-aux-Trembles (ESPAT) tenteront de relever le défi de parcourir le trajet Montréal-New York au printemps prochain.
Selon l'un des organisateurs du projet, Patrice Benoit, le départ de cette aventure devrait s'effectuer le 19 mai, au parc Jean-Drapeau, pour se conclure cinq jours plus tard, à Central Park.
« En tout, ce sera 600 kilomètres à parcourir. Les élèves de l'école se relayeront 10 heures par jour, ce qui équivaut environ à 120 km. (…) Nous reviendrons à Montréal en autobus », indique l'enseignant d'histoire. Ce projet est également chapeauté par Luc Trottier, autre enseignant d'histoire, et Laurence Lessard, enseignante en art et adaptation scolaire.
La plupart des élèves de cinquième secondaire qui se dirigeront vers New York comptent déjà l'expérience des deux premières courses d'endurance. Rappelons qu'ils avaient couru jusqu'à Québec (environ 250 km) il y a deux ans, puis ils avaient effectué un aller-retour entre la métropole et Ottawa (400 km), le printemps dernier.
« Nous allons de plus en plus loin, mais ça coûte de plus en plus cher », fait remarquer Patrice Benoit.
C'est pourquoi les 20 élèves du projet ont tenu une campagne de financement, le 5 février, afin d'aider non seulement au bon déroulement de l'aventure, mais également pour offrir des prix à l'effigie de l'organisme humanitaire Right to Play.
L'activité consistait à monter et descendre les marches de la place publique de l'école (trois étages, soit dix mètres de hauteur) pour une durée de 30 minutes. Les 20 élèves étaient divisés en cinq équipes et celle qui avait effectué le plus d'ascensions était déclarée gagnante.
Projet rassembleur
Dans le cadre de la semaine du « Défi altitude », tous les élèves de l'ESPAT ont été mandatés pour tenter la même expérience d'endurance que ceux ayant pris part à la campagne de financement. Ainsi, près de 320 élèves, répartis en équipe de quatre, se sont succédé sur les marches de la place publique.
Quatre départs ont été donnés du lundi au jeudi, regroupant chacun 80 participants. « Le but était de faire participer le plus de monde possible pour leur dire que c'est important de se tenir en forme, de bien s'alimenter et d'avoir des bonnes habitudes de vie. C'était aussi pour leur faire remarquer à quel point c'était dur comme activité. »
Mais 80 élèves qui partent en même temps dans les escaliers, est-ce un peu la cohue? « Disons que ça crée une méchante ambiance! », conclut Patrice Benoit.