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Des impacts sur la vie du quartier

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 7 novembre 2006 à 14:11
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Des impacts sur la vie du quartier
La Direction de l'aménagement urbain et services aux entreprises de l'arrondissement a émis plusieurs réserves sur le projet Place Hochelaga. Elle craint que la diminution des zones industrielles au profit de logements ne contribue à déséquilibrer le fragile équilibre économique du secteur et redoute l'aggravation des tensions entre résidants et industriels.
« L'habitation constitue une avancée particulièrement intrusive qui risque d'avoir des conséquences significatives sur l'avenir de la fonction industrielle établie aux alentours», souligne la direction. «Le maintien de locaux industriels à prix abordable joue un rôle capital dans la création d'emplois en contribuant à l'émergence de nouvelles entreprises. » Les espaces industriels se louent de 9$ à 12$ du pi2 dans le secteur.

Des arguments que le Comité consultatif de l'arrondissement n'a pas retenus. « On échange une dizaine d'emplois contre 50 familles. L'emploi, c'est un cycle, ça arrive et ça repart. C'est sûr qu'on ne dira pas non à des bureaux qui veulent s'installer dans le secteur, mais on ne veut pas d'entreprises qui causent des nuisances », indique Richer Dompierre.
Une cohabitation difficile
Les services de l'arrondissement soulignent par ailleurs que l'avenue Aird, avec ses petites PME, trace une frontière naturelle entre l'habitation et l'industrie plus lourde. Une cohabitation qui ne se fait pas toujours aisément. L'arrondissement a enregistré par le passé plusieurs plaintes de résidants vivant à proximité des zones industrielles, notamment sur le bruit et la pollution engendrés par l'activité des entreprises. On craint que l'expérience ne se répète dans ce cas-ci, contribuant à rendre plus tendues les relations entre les résidants et les industriels.
Selon M. Dompierre, les plaintes émises par des citoyens au cours des années passées se sont réglées par des mesures mises en place par les entreprises visées, notamment au niveau de la ventilation et du bruit.

Dans le cas de la Place Hochelaga, un rapport de circulation sur la rue Aird signale que les camions représentent une part infime du trafic sur cette artère. Et seulement deux entreprises seraient susceptibles d'émettre des particules dans l'air. L'arrondissement reconnaît toutefois du même souffle que les nuisances que pourraient avoir à affronter les futurs acheteurs de ces condos sont difficiles à prévoir.

Une solide réflexion s'impose donc sur la conversion d'anciens immeubles industriels en logements, puisque cette tendance semble s'affirmer dans le quartier. Récemment, on annonçait la transformation de la biscuiterie Viau en plus de 250 logements. Le plan d'urbanisme de l'arrondissement, notamment, reconnaît l'importance de maintenir une diversité sur son territoire afin d'éviter l'effet cité-dortoir.

La Corporation de développement de l'est (CDEST), qui a participé au comité aviseur mis sur pied pour étudier la reconversion en marche dans le secteur, identifie dans son dernier plan stratégique l'implantation d'entreprises du tertiaire cohabitant facilement avec le résidentiel comme un des axes de développement à privilégier.

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