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La petite histoire de l'horlogerie de René Van Gÿte

Marie-Ève Courchesne par Marie-Ève Courchesne
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Article mis en ligne le 16 novembre 2006 à 10:46
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La petite histoire de l'horlogerie de René Van Gÿte
Une horloge squelettique réalisée par l'artisan en horlogerie. Une de ses créations qu'il sera possible d'admirer à l'exposition. (Photo : Patrick Deschamps) .jpg
La petite histoire de l'horlogerie de René Van Gÿte
René Van Gÿte est un personnage énigmatique. Autodidacte, il a appris à confectionner de véritables merveilles de l'horlogerie. Véritable encyclopédie de ce domaine qui le passionne, il exposera ses créations les 24, 25 et 26 novembre, à la mairie d'arrondissement d'Anjou. Une occasion unique à ne pas manquer, puisqu'il promet qu'il s'agit de sa première et dernière exposition.
C'est à la demande express du maire d'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, que René Van Gÿte a accepté de transporter ses horlogers dans la salle du conseil, le temps d'une exposition. Cela faisait plusieurs années que M. Miranda l'adjoignait d'exposer ses œuvres. « Je l'ai fait parce que je me suis dit qu'après, il allait me lâcher », affirme-t-il du haut de ses 78 ans qu'il ne porte pas d'ailleurs.

Chimiste de formation, René Van Gÿte a, de nombreuses années, travaillé dans l'industrie pharmaceutique. À sa retraite, il s'est pendant quelque temps consacré à l'ébénisterie avant de délaisser les meubles pour l'horlogerie, un domaine qui l'a toujours fasciné. « Quand j'étais jeune, en Belgique, j'allais chez mon grand-père et je pouvais passer une heure à écouter le tic tac de l'horloge grand-père, confie M. Van Gÿte. Pour moi, une horloge, c'est vivant, ça nous dit quand dormir et manger. »

L'Angevin n'a pas le titre d'horloger puisqu'il n'a jamais étudié dans une école. On le considérait « trop vieux ». Il a décidé de s'instruire par lui-même. « Pasteur, qui a inventé le vaccin contre la rage, n'était pas pharmacien. Ce ne sont pas les gens du métier qui sont nécessairement les meilleurs », déclare-t-il.

Il a fait venir livres et magazines d'Europe et après plusieurs mois d'études, il a réalisé sa première horloge, selon des principes d'Eli Terry, où le mécanisme est en bois. « Dans les années 1800, c'était l'horloge des pauvres, explique l'artisan. Je me suis dit que ça me coûterait moins cher si je me trompais. » Par la suite, il a commencé à incorporer le laiton. Au cours des sept dernières années, il a réalisé une douzaine d'horloges, inspirées des grands horlogers, d'après des schémas et explications qu'il s'est procurés. « Je me suis servi de la base et j'ai construit autour », explique-t-il, avant d'ajouter qu'il se refusait à les vendre. « On ne vend pas ses enfants », affirme-t-il.

Chaque horloger a une histoire et un mécanisme que René Van Gÿte se passionne à raconter et qui captive son interlocuteur. L'artisan recoupe les dates, les faits, pour en faire une meilleure interprétation. « Tous les horlogers ont une histoire passionnante, termine-t-il. Chacun a apporté sa contribution à l'horlogerie, tout le monde y a mis un peu de sa part. »
L'exposition sera présentée à la salle du conseil de la mairie d'arrondissement d'Anjou, au 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine, le 24 novembre, de 18 h à 21 h, et les 25 et 26 novembre, de 13 h 30 à 17 h 30 et de 18 h 30 à 21 h. René Van Gÿte fera une présentation historique, à 16 h, le samedi et dimanche, ainsi qu'à 19 h 30, tous les soirs.

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(Photo : Patrick Deschamps)

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(Photo : Patrick Deschamps)

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