Le milieu communautaire demande le maintien de l’ancien programme
Inquiets des répercussions que pourraient avoir l’abolition du programme Placement carrière-été au profit du programme Emploi d’été Canada, plusieurs organismes communautaires de l’est de Montréal exigent le maintien de l’ancien programme dans son intégralité.
C’est le cas entre autres du Centre communautaire Roussin et du Centre communautaire Le Relais du Bout, qui craignent tous deux que le nouveau programme pourraient mettre en péril certains emplois d’été, notamment dans le domaine des camps de jour. « L’abolition de chaque poste d’animateur assuré par le programme Placement carrière-été entraînera nécessairement une réduction importante de services aux enfants et aux familles », croit le directeur général du Centre communautaire Roussin, Pierre Roy.
Les deux organismes de Pointe-aux-Trembles implorent donc le gouvernement fédéral de maintenir le budget alloué au programme et de faire en sorte que les changements aux paramètres du programme ne soient pas faits au détriment de la population. « À terme, la réduction appréhendée de 50 % du budget du programme peut signifier que plusieurs enfants ne seront pas pris en charge par un camp de jour ou qu’il y aura augmentation substantielle des coûts pour les parents », précise Pierre Roy.
La résistance s’organise aussi ailleurs dans l’est de Montréal. En effet, les membres du Collectif jeunesse Saint-Léonard ont résolu d’envoyer une lettre aux ministres concernés, Monte Solberg et Jean-Pierre Blackburn. « Ce programme est fort pertinent parce qu’il permet à des jeunes de Saint-Léonard de travailler dans un domaine souvent proche de leur formation, mais aussi parce que, via ces emplois, ce sont des activités et des services qui étaient offerts à la communauté », explique Daniel Duranleau, membre du collectif.