Scène politique fédérale
Budget fédéral : rien pour les plus démunis
Réagissant au budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, adopté la semaine dernière, le député d’Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, a dénoncé l’absence de véritables mesures en matière de compétitivité, d’environnement et de justice sociale.
En n’apportant aucune aide nouvelle aux programmes sociaux, Pablo Rodriguez estime que le gouvernement a tourné le dos à la majorité des Canadiens. « Ce budget prouve encore une fois que le gouvernement Harper se préoccupe davantage d’électoralisme à court terme que d’aider les citoyens à réussir aujourd’hui et demain. Les conservateurs ne comprennent tout simplement pas les pressions qui s’exercent sur les ménages ayant un revenu faible ou moyen », a-t-il expliqué.
Selon lui, le budget n’offre pas de réels allégements d’impôts : « Les conservateurs mettent en œuvre des mesures fiscales qui paraissent acceptables à première vue, mais les avantages qu’elles semblent apporter sont annulés par les hausses d’impôts touchant les citoyens ayant des revenus faibles ou moyens. Le gouvernement a le devoir de veiller à la qualité de vie de l’ensemble des citoyens et le budget conservateur en fait totalement abstraction. »
Budget fédéral : la défense du consensus québécois
En appuyant le budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, la députée de La Pointe-de-l’Île, Francine Lalonde, estime que le Bloc québécois a permis la matérialisation du consensus politique québécois.
Francine Lalonde soutient que le travail entrepris par les souverainistes dans l’espoir d’éliminer le déséquilibre fiscal produit maintenant ses premiers résultats concrets : « Ce sont les Québecois qui bénéficieront des progrès réalisés. C’est pourquoi nous avons voté en faveur du budget fédéral 2007-2008. »
La députée déplore cependant que le premier ministre Stephen Harper n’ait pas rempli sa promesse d’éliminer entièrement le déséquilibre fiscal, notamment par le biais de transfert de points d’impôt ou de la TPS au profit des provinces. « La solution dont le Québec a besoin passe par un nouveau partage des champs fiscaux, de façon à augmenter ses revenus autonomes qui donneront au Québec plus de marge de manœuvre, en plus de le protéger des compressions unilatérales du gouvernement fédéral », explique Francine Lalonde.
Pour un fonds d’aide aux organismes
Le candidat à l’investiture du Bloc québécois dans La Pointe-de-l’Île, Richard Leboeuf-McGregor, s’est engagé, s’il est élu, à verser le tiers de son salaire de député à un fonds d’aide aux organismes et organisations communautaires de la circonscription.
Selon lui, un tel fonds aurait permis le versement d’une aide d’urgence à la maison de jeunes pointelière Jeunes en mouvement, qui a fermé temporairement ses portes à la fin de l’année 2006. « Avec ce type d’aide financière, la fermeture aurait pu être évitée, ou du moins retardée le temps de trouver de nouvelles sources de financement », estime-t-il.
Richard Leboeuf-McGregor soutient que les députés ont le pouvoir et les moyens de changer les choses pour leur population : « Les élus ne doivent plus se contenter de saupoudrer des chèques de 25 $ à gauche et à droite. Ce fonds sera pour moi l’occasion d’exercer un style nouveau de leadership et de définir une nouvelle sorte de contrat social en incitant les entreprises à redonner à la population en y contribuant financièrement. »