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Marois veut tous les pouvoirs en culture et propose une nouvelle loi 101

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 novembre 2008 à 1:00
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Marois veut tous les pouvoirs en culture et propose une nouvelle loi 101
Le Parti québécois veut rapatrier tous les fonds fédéraux réservés à la culture au Québec, ce qui représenterait une somme de quelque 300 millions $, et s'engage à présenter une nouvelle mouture de la loi 101 afin de franciser les entreprises de 50 employés et moins. LA PRESSE CANADIENNE/Peter McCabe
MONTREAL - Le Parti québécois veut rapatrier tous les fonds fédéraux réservés à la culture au Québec, ce qui représenterait une somme de quelque 300 millions $, et s'engage à présenter une nouvelle mouture de la loi 101 afin de franciser les entreprises de 50 employés et moins.
La chef péquiste Pauline Marois a présenté jeudi, dans un théâtre de Montréal, le programme de son parti en matière de culture et de langue.
Un gouvernement du Parti québécois réclamerait ainsi la part du Québec pour les fonds que le gouvernement fédéral verse à des organismes tels que l'Office national du film, Téléfilm Canada, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ainsi que le Conseil des arts du Canada.
Mme Marois a fait valoir que le gouvernement de Stephen Harper a démontré par son discours du Trône de mercredi et ses récentes compressions qu'il n'est pas intéressé par la culture.
La chef péquiste a prévenu qu'en cas de refus, le gouvernement fédéral devrait "vivre avec les conséquences de ses actes", ajoutant qu'il "faudra prendre les moyens qu'il faut".
"Si M. Harper n'accepte pas de négocier (l'amendement) de bonne foi avec nous, eh bien on verra s'il n'y pas d'autres outils ou d'autres façons de faire", a dit Mme Marois.
Elle a ajouté que, comme elle l'avait assuré auparavant, elle n'envisageait pas la tenue d'un référendum sur la souveraineté.
"Mais je ne m'embarquerai pas non plus dans le fait qu'on ne puisse utiliser cet outil (le référendum), s'il est pertinent de le faire au moment où il sera pertinent de le faire", a-t-elle dit, ajoutant qu'elle voulait s'en tenir à son "plan de match".
Le chef libéral Jean Charest s'est pour sa part moqué de la position de Mme Marois.
"Proposer une crise constitutionnelle dans la campagne électorale actuelle, c'est, je l'admets, original comme proposition, a dit M. Charest à Montréal. Je reconnais à Mme Marois l'originalité de sa proposition. Maintenant, est-ce que c'est ce que les Québécois voudront le 8 décembre prochain, on le verra. Moi je propose un plan économique, je propose un gouvernement de stabilité."
Sur le front linguistique, Mme Marois a voulu de nouveau se positionner en championne de l'identité québécoise. A son avis, le gouvernement libéral "parle et ne fait rien", tandis que le français recule dans la métropole.
Rappelant que c'est au PQ que se retrouvent "ceux qui ont résisté aux attaques des fédéralistes" contre la loi 101, la leader a indiqué que des moyens et des outils seraient accessibles aux entreprises de 50 employés et moins afin de mettre en oeuvre la nouvelle Charte de la langue française.
Par ailleurs, l'apprentissage du français deviendrait un droit consenti à chaque nouvel arrivant, qui disposerait d'un délai de trois ans et des ressources nécessaires pour le maîtriser, après quoi l'administration ne communiquerait avec lui qu'en français.
L'ADQ et l'aide sociale
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, s'est pour sa part engagé à mettre au pas les prestataires de l'aide sociale aptes au travail.
Un gouvernement adéquiste ferait signer à ces derniers un contrat dans lequel on préciserait que leurs prestations constituent une "aide temporaire". On les pousserait plus fortement qu'actuellement à suivre une formation et à se trouver du travail.
Les récalcitrants subiraient une baisse de leurs prestations, mais continueraient tout de même à recevoir un chèque de l'Etat, a expliqué M. Dumont en conférence de presse à Pierreville, dans le Centre-du-Québec.
Pour encourager les entreprises à participer à l'initiative, un gouvernement adéquiste leur verserait une allocation annuelle de 3000 $ pour chaque assisté social embauché.
L'ADQ estime qu'en quatre ans, le programme pourrait permettre à 70 000 prestataires de réintégrer le marché du travail, dont 10 000 la première année. Le Québec compte actuellement environ 136 000 prestataires de l'aide sociale aptes au travail.
Comme 10 000 assistés sociaux coûtent 72 millions $ par année à l'Etat et que la facture du programme proposé par l'ADQ s'élèverait à 30 millions $ annuellement, le parti en arrive à des économies de 42 millions $ pour la première année.
Quant au chef libéral Jean Charest, il a dévoilé un engagement électoral visant les aînés qui souhaitent travailler après l'âge de 65 ans.
Afin de les inciter à demeurer sur le marché du travail, un gouvernement libéral permettrait aux personnes qui reçoivent la prestation de sécurité du revenu de ne pas payer d'impôt sur la première tranche de 10 000 $ de leurs revenus d'emploi.
Le Parti libéral estime que cette mesure toucherait 200 000 personnes qui sont sur le marché du travail présentement. Cette promesse représenterait un investissement supplémentaire annuel de 100 millions $ pour le gouvernement.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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