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La CSQ envisage de faire front commun pour la prochaine ronde de négociations

Presse Canadienne Article mis en ligne le 5 janvier 2009 à 1:00
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MONTREAL - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ne ferme pas la porte à une collaboration avec la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lors de la prochaine ronde de négociations pour les employés du secteur public.
La FTQ a confirmé, en fin d'année, qu'une entente de principe avait été signée avec la CSN, et que les discussions avec le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), dont est membre la CSQ, seraient la priorité en janvier.
"Il devrait y avoir dans les prochains jours ou les prochaines semaines des discussions avec les deux autres centrales syndicales, a confirmé le président de la CSQ, Réjean Parent. On est peut-être à l'aube d'un front commun semblable à celui du début des années 1970, avec 400 000 salariés de l'Etat qui seraient sur une même ligne pour négocier."
M. Parent a toutefois précisé que si des discussions sont à l'ordre du jour, aucune entente n'est encore conclue. Selon lui, il faudra s'entendre sur un cadre de négociations qui inclura non seulement un rattrapage salarial, comme le souhaite la FTQ, mais aussi une amélioration des conditions de travail.
La CSQ dévoilait lundi matin ses priorités pour l'année 2009, qu'elle prévoit "difficile, à cause de la crise financière". La centrale demande par conséquent aux gouvernements fédéral et provincial de s'engager à soutenir tous les citoyens avec "une intervention audacieuse et un plan de relance vigoureux (...) qui va prendre en compte les moins bien nantis".
Commentant les baisses d'impôts évoquées récemment par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, M. Parent a dit craindre qu'il ne s'agisse que d'un coup d'épée dans l'eau, à moins que ces réductions ne s'inscrivent dans un plan global qui profitera à tous. "Il va falloir de l'originalité, de la créativité pour mettre en place des mesures - quitte à endurer un déficit pour une certaine période - de façon à faire en sorte qu'on relance l'économie vigoureusement et qu'on s'assure que ceux qui sont les plus touchés par la crise soient pris en compte par l'Etat", a-t-il fait valoir.
La CSQ prévoit également mettre l'accent sur l'éducation, en proposant des moyens de relever le taux de diplomation et de lutter contre le décrochage scolaire. "Depuis 1995, il y a eu zéro amélioration sur le plan du décrochage scolaire, a souligné M. Parent. Donc, les moyens qui ont été utilisés depuis 1995 doivent être mis aux oubliettes."
Sur le plan de la santé, la CSQ continuera de militer pour que le gouvernement mette un frein à la privatisation et au développement d'un système de santé à deux vitesses, dénonçant "le récent désaveu de (l'ancien ministre de la Santé) Philippe Couillard envers le système de santé public et son héritage".
La centrale souhaite ainsi voir le ministre de la Santé, Yves Bolduc, imposer un moratoire sur le développement des cliniques privées et fermer la porte au débat sur la pratique mixte des médecins.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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