Des soldats portent le cercueil du caporal Thomas Hamilton à la base militaire de Trenton, en Ontario. LA PRESSE CANADIENNE /Nathan Denette
TRENTON, Ont. - C'est dans des cercueils drapés de l'unifolié que les dépouilles des trois soldats canadiens morts samedi dans le sud de l'Afghanistan sont arrivées à la base militaire de Trenton, en Ontario, mardi.
Le caporal Thomas Hamilton, père d'une fillette, et les soldats John Curwin et Justin Jones appartenaient au 2e Bataillon du Royal Canadian Regiment, qui est basé à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Ils ont été tués par un bombe artisanale qui a explosé au passage de leur véhicule blindé alors qu'ils étaient en patrouille à l'ouest de Kandahar.
Une petite fille a été la première personne à déposer une fleur sur le cercueil du caporal Hamilton. Chaque cercueil a été transporté hors d'un avion militaire par ses camarades, qui le déposaient sur un corbillard ouvert. L'enfant, que les autorités militaires n'ont pas identifiée, a pris la tête d'une procession des proches des disparus qui, un par un et en petits groupes, se sont réunis autour de chaque corbillard pour déposer des fleurs à l'intérieur.
A l'extérieur de la base, une foule de personnes s'étaient réunies, malgré le froid, pour rendre un dernier hommage aux soldats morts.
Pendant ce temps, à Fredericton, les députés de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick ont observé un moment de silence. Le premier ministre Shawn Graham a offert ses condoléances aux proches et amis des victimes au nom de tous les membres de l'Assemblée. Un député de l'Opposition, Jody Carr, a souligné que les soldats des Forces armées canadiennes méritent qu'on leur exprime de la gratitude pour le travail accompli.
La cérémonie marquant le rapatriement des corps des trois derniers soldats à être tombés au combat en Afghanistan est la deuxième à survenir en l'espace de quelques jours sur la base militaire de Trenton, en Ontario.
Les trois dernières victimes portent à 103 le nombre des militaires canadiens qui ont péri en Afghanistan depuis le début de la mission en 2002.
Cette année seulement, 17 militaires canadiens ont été tués par des engins explosifs artisanaux.
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