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Le réacteur de Chalk River est reparti, évitant une pénurie d'isotopes

Presse Canadienne Article mis en ligne le 15 décembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - La pénurie d'isotopes médicaux appréhendée aura finalement été évitée.
Les activités du réacteur nucléaire d'Energie atomique du Canada, à Chalk River, en Ontario, qui produit les isotopes utilisés dans le traitement du cancer, ont pu reprendre lundi à la suite d'une interruption pour un entretien de routine qui s'est prolongée au-delà des délais prévus.
Un porte-parole de l'Association de médecine nucléaire de l'Ontario a indiqué que l'inventaire d'isotopes devrait être complètement rétabli d'ici jeudi.
D'ici là, il y a un nombre suffisant de doses disponibles pour les traitements urgents de sorte qu'aucun patient ne devrait être affecté.
"Nous sommes sortis du bois", a affirmé le docteur Christopher O'Brien.
Il a expliqué que les rendez-vous des patients avaient été devancés en fin de semaine pour tirer profit des isotopes disponibles. "Nous avons travaillé de multiples quarts de travail pour s'assurer que les patients reçoivent les tests nécessaires", a souligné M. O'Brien.
L'Association ajoute toutefois que ce dernier épisode démontre une nouvelle fois le besoin de remplacer le réacteur vieillissant de Chalk River.
Celui-ci fournit plus de la moitié des isotopes médicaux utilisés au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique et dans plusieurs pays européens.
"Ce qui manque est un plan à long terme pour remplacer Chalk River, a soutenu M. O'Brien. La licence pour le réacteur vient à échéance dans environ trois ans et si la Commission canadienne de sûreté nucléaire détermine que Chalk River doit fermer parce que le réacteur ne respecte pas les normes, il n'y a pas de solution de rechange."
Une dizaine de milliers de patients du Québec et de l'Ontario étaient en attente de nouvelles car une interruption prolongée aurait forcé le report de leurs traitements.
Un porte-parole d'Energie atomique du Canada, Dale Coffin, a toutefois noté que l'interruption avait dépassé de seulement une journée et demi le temps prévu.
Le réacteur a 50 ans - il est le plus vieux au monde - , mais les plans pour le remplacer avec de nouveaux réacteurs appelés Maple 1 et 2 ont échoué. Leur design était imparfait et le gouvernement et l'agence responsable ont abandonné le projet.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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