QUEBEC - Les travaux à l'Assemblée nationale ne reprendront finalement qu'en janvier, et non la veille de Noël, comme l'avait envisagé le premier ministre Jean Charest.
Les députés élus ou réélus le 8 décembre seront donc convoqués les 13, 14 et 15 janvier en séance extraordinaire, afin d'examiner les mesures de nature législative contenues dans le plan d'action que proposera le premier ministre pour aider le Québec à sortir de la crise économique sans trop d'égratignures.
Pour ce qui est des autres mesures de ce plan, M. Charest pourrait bien y donner suite avant même l'échéance du 13 janvier.
Normalement, les travaux en Chambre ne devraient reprendre qu'à la mi-mars.
Le gouvernement réélu espère que les trois jours prévus suffiront à faire adopter les mesures envisagées. Au besoin, le nombre de jours requis pourrait s'étirer, a confirmé lundi le porte-parole du premier ministre, Hugo D'Amours.
Lundi, M. Charest s'est entretenu avec les leaders des trois partis d'opposition, Pauline Marois, du Parti québécois, Mario Dumont, de l'Action démocratique, et Amir Khadir, de Québec solidaire, pour convenir d'une date de reprise des travaux afin de tenir cette séance exceptionnelle.
Un des scénarios envisagés était de faire revenir les députés en Chambre les 22 et 23 décembre, une hypothèse rejetée par l'opposition officielle, désormais formée par le Parti québécois.
En vertu du scénario finalement retenu, l'opposition disposera donc de trois jours, au lieu de deux, pour examiner ou contester les mesures proposées par le gouvernement en vue de stimuler l'économie.
Cette séance extraordinaire sera aussi l'occasion, pour le gouvernement, d'obtenir sa revanche, en proposant un autre président de la Chambre que François Gendron, député péquiste.
Après le départ de Michel Bissonnet, les libéraux, alors minoritaires, avaient tenté à l'automne de le remplacer par le député de Richmond, Yvon Vallières. Mais les péquistes et les adéquistes s'étaient ligués pour lui faire obstacle et imposer M. Gendron, ce qui avait fortement contrarié le premier ministre.
Tel qu'annoncé en campagne électorale, le 6 novembre, le plan d'action économique du gouvernement devrait contenir les éléments suivants: une aide de 2 milliards $ aux entreprises (la moitié sous forme de garanties de prêts, l'autre sous forme de capital investi par la Société générale de financement), une accélération de la mise à niveau des infrastructures (dont le budget passerait de 37 à 41 milliards $, entre 2008 et 2013) , l'augmentation de la puissance énergétique et des efforts accordés à la formation de la main-d'oeuvre.
Le plan d'action devrait également inclure un programme d'aide à la rénovation domiciliaire, pour stimuler l'industrie de la construction.
Il faudra cependant attendre la mi-mars pour une véritable reprise des travaux parlementaires avec la présentation d'un discours inaugural, qui donnera un aperçu des projets du premier ministre Charest durant son troisième mandat.
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