MONTREAL - La Couronne n'ira pas en appel du verdict d'acquittement des deux policiers de Montréal qui ont procédé à l'arrestation musclée d'Anne-Marie Péladeau, le 12 octobre 2005.
Les deux policiers, Fabio Nicola Cavaliere et Roberto Sforza, ont usé d'une force légitime pour arrêter une suspecte qui était déchaînée, selon la décision rendue le 22 mai dernier par le juge Martin Vauclair.
Dans son long jugement, le magistrat a écarté la version des faits livrée par Anne-Marie Péladeau, la soeur du président-directeur général de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau. Le juge a estimé qu'elle présentait manifestement des problèmes de sincérité et de fiabilité. Il a aussi noté que lorsqu'elle a plaidé coupable aux accusations qui ont découlé des événements, elle a reconnu que le policier avait été frappé en cours de poursuite.
D'après le juge Vauclair, même les gestes plus flagrants, comme l'écrasement du visage de Mme Péladeau contre le cadre de la portière de la voiture de police par l'agent Sforza, s'expliquent.
En étant acquittés, les policiers Cavaliere et Sforza ont évité la destitution, un casier judiciaire empêchant automatiquement tout policier de pratiquer son métier.
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