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Le Canada se porte au secours de la Chine et de la Birmanie

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 mai 2008 à 0:00
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OTTAWA - Le Canada tente actuellement de se porter au secours des victimes des deux catastrophes naturelles majeures qui ont eu lieu en Chine et en Birmanie.
Mardi, Ottawa a officiellement proposé son aide à Pékin. Les autorités chinoises n'ont pas répondu à cette offre. Elles n'ont pas, non plus, fait savoir si le pays avait besoin ou souhaitait recevoir l'assistance internationale après le séisme qui fait plus de 12 000 morts dans la province du Sichuan.
Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a fait cette proposition alors qu'il s'entretenait à Ottawa avec un chargé d'affaires chinois. "J'ai également exprimé la volonté du Canada d'offrir son assistance par tous les moyens nécessaires, ce qui inclut une aide humanitaire d'importance", a-t-il déclaré à la Chambre des communes.
Le député libéral Jim Karygiannis a pressé le gouvernement fédéral de débloquer une aide d'urgence de 10 millions $ pour venir en aide aux victimes du séisme. Il souhaite aussi qu'Ottawa accroisse sa contribution aux organisations non-gouvernementales.
Les organismes de secours affirment pour leur part que la Chine est experte en matière de gestion de crises naturelles et que le pays dispose d'une bonne stratégie pour faire face aux situations d'urgence.
A Vancouver, les membres de la seule équipe de recherche et de secours en milieu urbain du pays pensent qu'ils n'iront pas en Chine. Brian Inglis, le chef de l'équipe, a expliqué que son groupe a besoin d'une autorisation d'Ottawa ce qui, croit-il, ne se produira pas.
M. Inglis a déclaré qu'il était impressionné par le travail des sauveteurs chinois et que si tous les pays réagissaient aux situations d'urgence de la même façon, les crises seraient gérées bien plus efficacement.
Par ailleurs, les membres de la communauté chinoise du Canada ont annoncé la création du China-Sichuan Relief Fund pour venir en aide aux victimes du séisme.
La présidente de la Chinese Confederation of Sichuanese, Banggu Jiang, a expliqué en conférence de presse que les heures qui se sont écoulées depuis l'annonce de la catastrophe ont été très difficiles.
Elle ajoute que les Canadiens d'origine chinoise qui s'inquiétaient du sort de leurs parents et amis ont rapidement réalisé qu'ils devaient agir immédiatement.
Dans le même temps, plusieurs agences d'aide humanitaire canadiennes affirment qu'elles sont en mesure de venir en aide aux victimes du cyclone Nargis qui a dévasté la Birmanie, malgré les réticences de la junte militaire au pouvoir à ouvrir ses frontières aux secouristes étrangers.
Des représentants de CARE Canada, d'Oxfam et d'Aide à l'enfance ont rappelé, mardi, qu'ils sont actifs depuis des années en Birmanie et qu'ils ont sur le terrain environ 1000 travailleurs humanitaires qui distribuent nourriture, soins et autres biens de première nécessité.
Ils craignent cependant que les Canadiens soient réticents à leur verser des dons à cause des reportages relatant le refus des autorités birmanes à collaborer avec les travailleurs humanitaires étrangers.
En conférence de presse, le président de Care Canada, Kevin McCort, a admis que les organismes auraient toutefois besoin de renforts et d'un nouveau canal d'approvisionnement.
Le cyclone Nargis aurait fait plus de 34 000 morts et pratiquement autant de disparus. Les conditions font craindre le pire à la communauté internationale qui estime que le nombre de victimes pourrait doubler, voire tripler, si l'aide ne parvient pas aux survivants dans les temps.
L'Organisation des nations unies presse la junte birmane d'ouvrir ses frontières pour que l'aide internationale parvienne sans entrave aux deux millions de victimes, désormais menacées par les maladies et la famine.
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