Durant sa carrière de cadet, Alexandre a été décoré de la médaille de la Légion, de Lord Stratchona et du Major-Général Howard, remise au meilleur cadet de l'armée au Québec. Il a aussi été récipiendaire du niveau argent dans le programme du Prix du Duc d'Édimbourg. (Photo : gracieuseté)
Alexandre Lanteigne-Voyer gradue du CMR
Alexandre Lanteigne-Voyer est devenu le premier cadet du Corps de cadets 2927 Anjou à graduer du Collège militaire royal de Kingston, en Ontario. Il a complété son baccalauréat en génie informatique avec la mention « Très Grande Distinction ».
Alexandre s'est joint au corps de cadets angevin à l'âge de 12 ans, par l'entremise d'un ami. Curieusement, lors de discussions entre amis sur la possibilité de joindre les Forces armées canadiennes, il était un des seuls qui se disait peu intéressé par l'expérience. Il a entrepris ses études collégiales et à sa deuxième année, il a réalisé que la vie militaire était un mode de vie qu'il voulait avoir. Son commandant de corps de cadets, qui était aussi officier recruteur, lui a conseillé de devenir officier et d'aller au Collège militaire royal.
Sa décision de joindre les Forces armées canadiennes a été un processus à long terme. Il s'agissait d'une suite logique à sa carrière officielle. Ses parents n'ont donc pas été surpris par son choix et l'ont toujours supporté dans sa démarche.
« Je sais qu'ils sont très fiers de moi, plus particulièrement mon père dont le passe-temps favori est de crier sur tous les toits que son fils a gradué du Collège militaire royal », confesse le jeune homme.
Il y a deux catégories d'étudiants au Collège militaire royal, les élèves-officiers et les autres. Le groupe des élèves-officiers est composé d'environ 800 étudiants qui font leur baccalauréat afin de pouvoir devenir officier dans les Forces armées canadiennes. Les autres étudiants sont des militaires ou des civils qui font leurs études comme dans n'importe quelle autre université. Le baccalauréat est un programme de quatre ans et par la suite, les élèves-officiers doivent servir durant cinq ans.
Chaque été, les élèves sont envoyés en entraînement aux quatre coins du Canada, selon leur métier. Alexandre a eu l'occasion de séjourner à Saint-Jean-sur-Richelieu, Gagetown au Nouveau-Brunswick et bien sûr, Kingston. Durant l'été 2005, il a également eu l'occasion de participer à la marche de Vierdaagse, en Hollande.
Actuellement, outre sa formation, Alexandre travaille pour un major qui le prépare pour sa prochaine phase d'entraînement qui commencera le 9 juillet. Après cette phase, qui se termine en septembre, Alexandre sera envoyé à sa première « vraie » affectation et commencera son emploi.
« Je désire faire une longue carrière dans les Forces armées canadiennes. J'aimerais bien atteindre le grade de colonel », avoue-t-il.
Aimerais-tu prendre part à une mission à l'étranger ? Comment réagirais-tu si on t'annonçait que tu partais pour l'Afghanistan ?
« L'ultime rôle d'un militaire est de devoir se battre pour défendre les intérêts du Canada. Je suis conscient de ce fait. Comme tout autre militaire, je serais fier de pouvoir servir mon pays à l'étranger. Sur un ton moins philosophique, j'aimerais bien pouvoir être déployé, car être en opération sur le terrain est une expérience que je désire vivre. Il est fort probable que j'aille servir en Afghanistan et j'espère que je serai prêt pour relever ce défi. »