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Conséquences négatives pour les Galeries d'Anjou

Pouvoir général de taxation accordé à Montréal

par Olivier Arbour-Masse
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Article mis en ligne le 13 juillet 2007 à 13:17
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Conséquences négatives pour les Galeries d'Anjou
Tout comme celui des Galeries d'Anjou, le stationnement des Halles d'Anjou est susceptible d'être taxé par la Ville de Montréal. (Photo : archives)
Conséquences négatives pour les Galeries d'Anjou
Pouvoir général de taxation accordé à Montréal
Le projet de loi visant à octroyer de nouveaux pouvoirs de taxation à la Ville de Montréal pourrait avoir des répercussions négatives appréciables sur le secteur d'Anjou où l'on retrouve l'un des plus grands centres commerciaux du Grand Montréal, selon le maire de l'arrondissement, Luis Miranda.
Le 21 juin dernier, le gouvernement du Québec a exprimé son intention d'accorder à la métropole le droit de prélever une taxe sur les aires de stationnement commerciales, qui rapporterait des dizaines de millions de dollars par année, afin qu'elle puisse combler partiellement son déficit annoncé de 276 millions $ pour l'an prochain.

« Il ne faudrait pas que les Galeries d'Anjou soient touchées, croit M. Miranda. Ce centre commercial constitue le moteur économique de l'Est. Près de1500 personnes y travaillent et huit millions de consommateurs y passent annuellement. »

Les Galeries d'Anjou, une propriété de Ferview Cadillac, ont vu leurs taxes municipales augmenter depuis la fusion municipale. Selon, M. Miranda, ces frais s'élèvent à près de 10 M $, alors qu'il en coûtait environ 6 M $ avant le remaniement.

« On ne peut pas toujours taxer les mêmes, clame le maire de l'arrondissement. Les Galeries d'Anjou sont un citoyen corporatif idéal pour une municipalité, puisqu'elles assurent leurs propres services: déneigement des stationnements, sécurité à l'intérieur du centre commercial, etc. Les taxes qu'elles paient sont presque des revenus nets pour la Ville. »

Dans l'éventualité de l'adoption du projet de loi, qui paierait pour cette taxation additionnelle des Galeries d'Anjou? « Tout nouveau frais est refilé aux commerçants qui, eux, le refilent aux consommateurs », constate M. Miranda.

Inévitablement, cela a pour conséquence de rendre les Galeries d'Anjou moins attrayantes. Le risque d'affaiblir la fidélité de la clientèle est bien réel. « S'il en coûte 5 $ de moins pour un même article dans un autre centre commercial, les gens vont aller magasiner ailleurs, déplore M. Miranda. Les consommateurs des Galeries d'Anjou ne résident pas tous dans le quartier. Ils proviennent de partout sur l'île, de la couronne nord et de la Rive-Sud. Il ne faut pas qu'ils s'en aillent. »
Espoir
Luis Miranda ne croit toutefois pas que les Galeries d'Anjou soient ciblées par la Ville, et ce, même si le projet de loi est accepté. « À ma lecture du dossier, on visait les stationnements hors rue du centre-ville pour lesquels les automobilistes paient un droit d'entrée. » Il faudra attendre l'entérinement de la loi avant de connaître le sort qui sera réservé aux Galeries d'Anjou, et éventuellement, aux consommateurs.

(Photo : archives)

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