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Relation amour-haine avec la Chine

Les dilemmes des exportateurs d’ici

par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 10 août 2007 à 12:35
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Relation amour-haine avec la Chine
Le commissaire et la conseillère à l’exportation, Stéphane Willard et Claudine Carpentier, organisent les ateliers d’été de la SAE. [:AC:](Photo:Patrick Deschamps)<$p>
Relation amour-haine avec la Chine
Les dilemmes des exportateurs d’ici
L’Est métropolitain regorge d’entreprises qui font des affaires en dehors du pays. Si bien que la Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’île de Montréal (CCIEIM) est la seule chambre de commerce à avoir son propre service d’aide à l’exportation (SAE).
Le SAE offre cet été quatre ateliers de perfectionnement, dont trois qui traitent du système des brevets et de la protection de la propriété intellectuelle. « Ces conférences s’adressent à toute entreprise qui veut vendre à l’étranger avec le plus de sécurité possible », explique Stéphane Willard, commissaire à l’exportation à la CCIEIM.

Protéger son produit, sa marque de commerce et même ses idées sont des préoccupations grandissantes chez les gens d’affaires qui aspirent au marché asiatique ou qui s’approvisionnent dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère, notamment en Chine. Selon l’expert en exportation, ce ne sont pas les histoires de plagiat qui manquent, surtout dans les débuts des relations d’affaires avec l’Extrême-Orient. Toutefois, « les choses ont beaucoup changé », affirme-t-il, et selon lui, la Chine veut se sortir de cette spirale d’histoires noires. « Le gouvernement chinois met tout en œuvre pour se comporter comme les autres et se conformer aux règles de protection des brevets. Il veut rompre avec la réputation de tout copier et d’envahir le marché. »

De plus, selon le commissaire, nombreuses sont les entreprises qui, pour demeurer compétitives sur le marché international, doivent tôt ou tard confier la fabrication de leurs produits à des usines où les coûts sont moins chers qu’ici. « Les entrepreneurs n’ont souvent pas le choix, affirme Stéphane Willard. C’est mieux que de fermer boutique et de mettre tout le monde sur le chômage. »
Deux courants de pensée
Faire affaire ou non avec la Chine est un dilemme auquel les entrepreneurs font face. Toutefois, certains choisissent d’éviter toute relation avec le géant industriel et s’en portent bien.
Georges Sayegh, président d’Artelite inc. située dans l’arrondissement d’Anjou, ne vend ses meubles de bureau qu’en Amérique du Nord et 60 % de sa production va aux États-Unis. Depuis l’ouverture de son usine en 1992, qui à l’époque employait 25 travailleurs, M. Sayegh a toujours refusé de faire affaire avec l’Asie. « Les entrepreneurs ont le choix », soutient-il. « J’aime mieux faire travailler les gens d’ici plutôt que de faire travailler des chinois à 0,25 $ l’heure », explique le gestionnaire qui engage maintenant 100 personnes de la région.

Les questions d’éthique intéressent également le commissaire à l’exportation à la CCIEIM, mais il ne s’offusque pas de l’utilisation d’une main-d’œuvre à rabais. Selon lui, ce qui semble dérisoire comme salaire pour des Nord-Américains peut être satisfaisant dans un autre pays où le coût de la vie est beaucoup plus bas. Bien entendu, il y a des situations inacceptables, comme par exemple, le travail des enfants. Toutefois, Stéphane Willard soutient que les conditions de travail s’améliorent et se normalisent à travers le monde. De plus, selon ce dernier, les relations d’affaires favorisent les échanges de connaissances dont tout le monde bénéficie.

Le prochain et dernier atelier de la série offerte par la CCIEIM, qui portera sur le droit d’auteur et les marques de commerce au Canada et à l’international, aura lieu le 15 août, de 8 h à 11 h, au Club de golf Métropolitain Anjou, situé au 9555, boulevard du Golf. Pour information: 514 354-5378, poste 223.

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