Des citoyens angevins demeurent déçus
Le rapport relatif au développement du site Contrecoeur de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) ne fait pas l'unanimité. Des citoyens angevins demeurent déçus par les conclusions des commissaires.
« J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps et de ne pas avoir été entendue. Je continue de penser qu'un projet résidentiel n'a pas sa place sur le site Contrecoeur. Il aurait été préférable que cet espace naturel ne soit pas saccagé », de commenter une participante aux audiences publiques après avoir consulté le rapport des commissaires.
Selon elle, tout le processus de consultation n'a été qu'une question d'image pour la Ville de Montréal et les acteurs impliqués dans le projet.
« Dans le rapport, on ne retrouve rien sur les manquements qui ont été commis par l'entrepreneur lors de la décontamination du site, l'abattage de nombreux arbres et les façons de faire cavalières de la Société d'habitation de Montréal (SHDM) », ajoute-t-elle.
La citoyenne n'a aucune confiance au promoteur du projet et s'attend à vivre des années infernales lorsque le chantier de construction débutera.
« Si l'entrepreneur n'a même pas été capable de faire les choses selon les normes (des constats d'infraction ont été émis par le ministère de l'Environnement) lors des travaux de décontamination, on peut s'attendre au pire : bruit, pollution, passage incessant des camions, odeurs, vibrations et plus encore. Nous devrons cohabiter avec ces activités durant huit à dix ans. Bonjour la quiétude et la qualité de vie des citoyens ! »
Du côté de l'arrondissement d'Anjou, on se dit plutôt satisfait des recommandations des commissaires. Celles-ci s'inscrivent dans la même optique, du moins en partie, que le mémoire déposé lors des audiences publiques.
« Ce qui nous touchera le plus, c'est surtout l'adoption de la grille de rues, croit le maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda. Nous devrons travailler de concert avec nos voisins de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve pour favoriser la fluidité de la circulation dans le secteur. »
Le magistrat angevin s'attend à ce que des modifications soient apportées au projet initial présenté par la SHDM.
Le rapport des commissaires n'est pas une finalité en soi. Il reste du travail à faire et il y a encore place à l'amélioration, estime-t-il.