La cinquantaine ne ralentit pas les ardeurs et la détermination de Sylvie Boutin. (Photo d'archives: Patrick Deschamps)
Sylvie Boutin garde le même rythme à 50 ans
Depuis quelques années, la marcheuse de fond Sylvie Boutin participe au Marathon de Montréal. L'athlète atteinte de sclérose en plaques depuis 1983 n'a pas ralenti la cadence, le 9 septembre dernier.
Inscrite dans l'épreuve du dix kilomètres course, la Pointelière a franchi l'arrivée en l'espace d'une heure, cinq minutes et 44 secondes. Malgré un chrono légèrement inférieur à celui qu'elle avait établi l'an dernier (16 secondes de plus), Sylvie Boutin a terminé au 25e rang des 33 coureurs évoluant dans sa catégorie d'âge. Rappelons toutefois que la femme de 50 ans marchait, pendant que les autres participants eux, couraient.
« Je suis bien contente de moi. Mon mari m'a beaucoup poussée pour le marathon. Dire que sans lui, je serais peut-être en chaise roulante », déclare-t-elle.
Qui plus est, Sylvie Boutin était aux prises avec une laryngite. « J'étais déçue de mon sort au départ parce que j'étais malade. La course a été pénible, mais lorsque j'ai vu les résultats, mon sourire est revenu », raconte-t-elle.
Sa préparation pour le marathon n'a pas été évidente. Son virus lui a causé quelques ennuis et son repos laissait présager le pire. « J'ai passé une douzaine de jours sans m'entraîner. Je n'arrivais même pas à terminer mes marches de cinq kilomètres. Manque d'endurance! »
La persévérance de Sylvie Boutin a fait son œuvre malgré tous les facteurs qui jouaient contre elle. Si quelqu'un se demande quand l'athlète mettra un terme à sa carrière de marcheuse de fond, elle a une réponse bien claire pour eux: « Plus longtemps je vais marcher, plus longtemps j'éviterai d'être en chaise roulante. Jamais je n'abandonnerai! »