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CSPÎ: Les élections scolaires portées par un vent de changement

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 10 octobre 2007 à 10:46
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CSPÎ: Les élections scolaires portées par un vent de changement
Les commissaires sortants Miville Boudreault, Suzanne Décarie et Rémi Tondreau. (Photo: Patrick Deschamps)
CSPÎ: Les élections scolaires portées par un vent de changement
Exaspérés par ce qu'ils appellent le manque de transparence qui existe au sein du conseil des commissaires et estimant que l'heure du changement a sonné, une douzaine de candidats ont choisi de mener une chaude lutte à plusieurs des commissaires sortants dans le cadre de la campagne électorale qui s'amorce au niveau scolaire. Le résultat en est que sur 21 circonscriptions que compte la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPÎ), 16 seront en élection le 4 novembre prochain. C'est pratiquement quatre fois plus qu'à l'élection de 2003.
Le regroupement à l'origine de ce vent de changement qui souffle sur les élections scolaires se compose d'une douzaine de personnes ayant à leur tête les commissaires sortants Rémi Tondreau, Miville Boudreault et Suzanne Décarie. Il ne s'agit pas d'un regroupement formellement reconnu au sens de la loi électorale, mais plutôt de personnes partageant les mêmes valeurs et intérêts qui ont choisi de travailler ensemble pour remporter la bataille.

« Les gens ont intérêt à savoir comment ça se passe [au sein du conseil des commissaires], a affirmé Mme Décarie en entrevue. Le temps est au changement et on prend les moyens pour y arriver. »

Les trois commissaires sortants estiment que la seule façon de renverser la vapeur, c'est que les gens se rendent aux urnes le 4 novembre. Rappelons que les élections scolaires ne sont pas très populaires au Québec. À Montréal, en 2003, moins de 5 % de la population avait exercé son droit de vote.

« Ce qu'on veut, c'est que les intérêts de la population soient respectés. Actuellement, c'est la culture du silence qui prime. J'espère que cette fois-ci, ce sera le citoyen qui va gagner et non la machine électorale », poursuit Mme Décarie.

Le « regroupement » ainsi formé regroupe des candidats à Pointe-aux-Trembles, Anjou, Saint-Léonard, Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies. Les valeurs qu'ils défendent durant la campagne électorale sont l'écoute, la communication, la participation et la transparence.
Désistement
Moins de trois jours après la fermeture des mises en candidature, le 30 septembre dernier, une personne a vu son nom retiré de la liste des candidats. Il s'agit de Rachid Ayouz, qui s'opposait à Vincenzo Arciresi, le président sortant du conseil des commissaires. Selon Claude Parent, du bureau d'élection de Pointe-aux-Trembles, la décision de retirer la candidature de M. Ayouz a été prise par le président d'élection et actuel directeur-général de la CSPÎ, Antonio Bernardelli. Selon ce qu'on nous a dit, le bulletin de candidature de M. Ayouz était non conforme. Rachid Ayouz était le seul opposant de M. Arciresi. Le retrait de sa candidature permet donc à M. Arciresi d'être réélu sans opposition.

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