L'unité de cokéfaction que prévoit construire Petro-Canada serait l'équivalent d'un immeuble de 30 étages. (Photo: gracieuseté)
La Direction de la santé publique dit oui au projet de cokéfaction de Petro-Canada
La Direction de la santé publique de Montréal (DSP) se montre favorable au projet de construction d'une unité de cokéfaction à la raffinerie de Petro-Canada de Pointe-aux-Trembles. Dans un rapport qu'elle a présenté le 8 novembre, elle conclut que les polluants qui pourraient résulter de la mise en fonction du système « ne présenteraient pas de risques additionnels à la santé de la population ».
En ce qui a trait aux risques technologiques, l'étude de la DSP statue que la probabilité d’accident serait d'environ dix fois plus faible qu'elle ne l'est actuellement. Elle soutient par ailleurs que le projet n’ajouterait pas de nouveaux risques pour la population et constituerait une amélioration importante par rapport à la situation actuelle.
Le maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia, a accueilli positivement les conclusions du rapport. « J’estime qu’il est essentiel que Petro-Canada s’engage à mettre en place des mécanismes de communication avec les citoyens lors de l’implantation de la nouvelle unité de cokéfaction et particulièrement pendant la période de démarrage », a-t-il déclaré.
Rappelons que ce dernier s'était engagé, en mai dernier, à ne pas émettre de permis de construction tant que la DSP ne se serait pas prononcée sur la question.
Le projet de Petro-Canada consiste en la construction d'une unité de cokéfaction comprenant une structure de 30 étages qui produirait quotidiennement 32 millions de litres de produits pétroliers et 1200 tonnes de résidus de coke. Le coût du projet est évalué à 750 M$.
Le coke est un résidu solide similaire au charbon utilisé dans la production d'énergie.