Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Avenir
Actualité policier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Bureau d'arrondissement dans le parc René-Masson: la ministre de l'Environnement interpellée

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
Voir tous les articles de Audrey Gagnon
Article mis en ligne le 22 novembre 2007 à 16:47
Soyez le premier à commenter cet article
Bureau d'arrondissement dans le parc René-Masson: la ministre de l'Environnement interpellée
Des groupes environnementalistes et des citoyens demandent à la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, d'intervenir dans le dossier de la maison de la culture à Rivière-des-Prairies. (Photo: archives)
Bureau d'arrondissement dans le parc René-Masson: la ministre de l'Environnement interpellée
Pendant que le conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles s'affaire à préparer les plans et devis en vue d'obtenir le certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement du Québec pour la construction de la future mairie et de la maison de la culture dans le parc René-Masson, des groupes environnementalistes et des citoyens du quartier se mobilisent et demandent à la ministre Line Beauchamp de refuser toute autorisation tant que l'arrondissement n'aura pas réalisé d'étude de localisation démontrant qu'il n'existe aucun autre site potentiel pour la réalisation du projet.
Pour faire cette demande, le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE), le Comité de vigilance environnementale de l'est de Montréal, le Regroupement des résidents solidaires de Rivière-des-Prairies et les conseillers Suzanne Décarie et André Bélisle s'appuient sur la démarche élaborée il y a environ un an par le ministère de l'Environnement du Québec visant à évaluer plus efficacement les demandes d'autorisation des projets dans les milieux humides. Celle-ci classe les projets soumis à la Loi sur la qualité de l'environnement en trois situations qui tiennent compte de la valeur écologique des milieux humides. Selon la grille du ministère, le projet proposé par l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles se classe dans la situation 2, laquelle comprend les projets dont la superficie du milieu humide du site se trouve entre 0,5 et 5 hectares. Le projet du parc René-Masson compte 7,2 hectares de milieux naturels, dont quatre hectares de milieux humides.

La démarche du ministère stipule, dans ce cas, que la demande d'autorisation doit être analysée en fonction des principes « éviter et minimiser » et que le principe « minimiser » est « acceptable seulement si le demandeur démontre qu'il n'existe aucune autre solution de rechange raisonnable pour réaliser le projet ou le choix du site ».

Or, disent les opposants, « ce point n'a pas été respecté par l'instance publique municipale ». Ils poursuivent: « Aucune étude de localisation n'a en effet été réalisée par l'arrondissement pour démontrer la pertinence du choix du lieu, alors que près de 300 hectares sont constructibles dans l'arrondissement et que la Ville possède elle-même plusieurs terrains développables et qui ne sont pas des milieux naturels. »

Les groupes environnementalistes et les regroupements de citoyens, qui s'opposent au projet depuis le début, avaient, jusqu'à tout récemment, toujours exprimé leur désaccord chacun de leur côté. Ils unissent aujourd'hui leurs forces pour interpeller la ministre afin qu'elle intervienne dans le dossier.

« Nous souhaitons que Mme Beauchamp utilise cet outil pour faire appliquer la loi », soutient Coralie Deny, chargée de projets au CRE de Montréal.

Au bureau de la ministre Line Beauchamp, on se refuse à tout commentaire, affirmant que le dossier est toujours en analyse.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins