Les postes de quartier en transition
Dix ans après la création des postes de quartier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a décidé de revoir son schéma de couverture de services. Cette mission visait à mieux s'adapter aux réalités locales. À Anjou, comme ailleurs sur l'île, un certain nombre de changements sont en branle.
Dans le cadre de la révision du schéma de couverture de services, le SPVM s'apprête à créer une nouvelle centrale téléphonique pour la prise de rapports. Les citoyens aux prises avec un délit mineur qui nécessite une simple prise de rapport, pour des fins d'assurance par exemple, pourront le faire par téléphone. Un site Internet permettra aussi aux citoyens de rédiger leur rapport eux-mêmes en ligne.
« C'est une continuité normale. Dans le passé, deux agents se déplaçaient pour rédiger un rapport pour une vitre brisée sur une voiture. Après, on a commencé à envoyer un solo. Avec la venue des postes de quartier, on demandait aux gens de venir au poste pour faire un rapport, mais on s'est rendu compte que ce n'est pas toujours évident pour les personnes âgées ou pour certaines personnes occupées ou pressées », mentionne le commandant du poste de quartier 46, Denis Caouette.
On prévoit que d'ici quelques mois, la nouvelle centrale téléphonique et le site Internet seront prêts pour permettre des prises de rapport à distance à tout moment.
Conséquemment, les heures d'ouverture du poste de quartier seront diminuées. En effet, le poste de quartier 46, présentement ouvert de 7 h à 23 h, n'ouvrira ses portes que de 7 h à 19 h, dès la mise en place des nouvelles méthodes de prises de rapport. « Le temps que les agents passaient à l'accueil pourra être récupéré pour la patrouille et la résolution de problèmes », note le commandant.
Nouvelle équipe
À l'instar des autres postes, le poste de quartier 46 profite de ce remaniement pour initier une nouvelle équipe : le Module d'actions par projet (MAPP). Celui-ci se compose d'un agent de sécurité routière, d'un sergent-détective, d'agents sociocommunautaires du poste et de quatre policiers dégagés de la patrouille régulière. Les membres de cette équipe n'ont pas d'horaire fixe. Ils sont tributaires des problématiques récurrentes. « Ils organisent leur horaire selon les besoins », explique le commandant du poste de quartier.
Denis Caouette explique que récemment, des résidents du Haut-Anjou se plaignaient de problèmes de circulation. Les membres du MAPP ont uni leurs forces pour intervenir et trouver une solution à cette problématique. Les problèmes peuvent être d'origines diverses, allant des confrontations entre groupes de jeunes à des actes de vandalisme. « Ils sont affectés directement à la résolution de problèmes », soutient M. Caouette.