La pièce de théâtre « Prince Serpent » raconte l'histoire de trois jeunes filles, toutes piégées par « Snake », qui a réussi à les subjuguer pour alimenter un réseau de prostitution juvénile. - (Photo: Patrick Deschamps)
Semaine contre la violence
Du 18 au 22 février, l'école secondaire d'Anjou vibrait au rythme de la non-violence. Préoccupé par la montée de la violence dans certaines écoles, l'établissement a voulu contrer le phénomène en créant un comité de prévention qui, depuis le début de l'année scolaire, a mis de l'avant diverses activités qui ont connu leur apogée, le 20 février, avec une soirée à l'intention des jeunes et de leurs parents.
Parents et élèves étaient conviés à une soirée d'information. On y présentait la pièce de théâtre « Prince Serpent ». Cette représentaton relate l'histoire de trois adolescentes qui croient avoir rencontré le prince charmant en la personne de « Snake ». Le prince charmant est plutôt un charmant manipulateur. Les acteurs y démontrent comment un jeune membre de gang de rue peut réussir à manipuler une jeune fille en quête d'un peu d'attention. Les pièges de la prostitution juvénile sont plus subtils qu'on ne peut l'imaginer.
Chaque année, on présente cette pièce aux élèves de première secondaire, de sorte que, maintenant, l'ensemble de la population estudiantine de l'école secondaire d'Anjou a assisté à cette représentation.
Cette fois, on la présentait aux parents. « On voulait outiller les parents et susciter des discussions avec leur jeune. L'idée était de leur expliquer le phénomène pour qu'ils puissent détecter les signes précurseurs », explique Dany Lapointe, psychoéducatrice à l'école secondaire d'Anjou et membre du comité contre la violence.
Des stands animés par des intervenants du secteur ont aussi permis aux parents de poser des questions. On y retrouvait, entre autres, des représentants du CLSC, d'Opération surveillance Anjou et du poste de quartier 46.
Concours d'œuvres d'art
Dans le cadre de sa série d'activités, le comité contre la violence a invité les élèves, seul ou en duo, à présenter une œuvre qui dénonce la violence ou transmet un message de paix.
On a profité de la soirée pour exposer la cinquantaine d'œuvres créées par les jeunes. Les élèves et les parents étaient invités à voter pour leur œuvre préférée.