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La controverse se poursuit

Taxes spéciales sur la rue Delphis-Delorme

Vincent Lanctôt par Vincent Lanctôt
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Article mis en ligne le 4 mars 2008 à 11:05
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La controverse se poursuit
Une résidente de la rue Delphis-Delorme brandit des papiers datant de 1952 et qui font référence à la rue Notre-Dame. (Photo : Patrick Deschamps)
La controverse se poursuit
Taxes spéciales sur la rue Delphis-Delorme
Même si le maire de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia, a annoncé une révision du dossier des travaux d’améliorations locales de la rue Delphis-Delorme, ce qui aura pour effet de faire diminuer sensiblement le compte de taxes des résidents, ces derniers continuent plutôt de réclamer l’abolition pure et simple de cette taxe spéciale.
Étant donné que les dernières résidences de la rue Delphis-Delorme ont été construites en 2003, soit un an avant qu’un changement au règlement ne soit adopté, Cosmo Maciocia a indiqué que les résidents de cette rue seront taxés en fonction de l’ancienne méthode de calcul. « La taxe d’améliorations locales tiendra donc compte d’un taux calculé au mètre linéaire sur la rue plutôt que calculé sur la superficie du terrain. Les résidents recevront, d’ici peu, un nouveau compte de taxes pour améliorations locales revu à la baisse et calculé selon les critères en vigueur en 2003 », a expliqué le maire d’arrondissement.

Cosmo Maciocia précise qu’en vertu de la nouvelle méthode de calcul, les citoyens n’auront qu’à payer entre 20 % et 25 % de la facture initiale. « Je pense que c’est équitable pour tout le monde de cette façon », estime-t-il.
Ancienne rue, nouvelles infrastructures?
Malgré l’annonce du maire de l’arrondissement, pour plusieurs résidents de la rue Delphis-Delorme, ce compte de taxes réduit constitue tout de même un compte de taxes de trop.
Selon eux, étant donné que le tracé de la rue Notre-Dame et du Chemin du Roy ont déjà passé devant leur domicile, il s’agit donc d’une rue existante et, par conséquent, ils n’ont pas à payer la taxe d’améliorations locales. « Je ne comprends pas : mes papiers sont adressés à la rue Notre-Dame. Si Delphis-Delorme était une nouvelle rue, ça aurait du sens et nous aurions payé cette taxe sans broncher, mais ce n’est pas le cas », indique une résidente de longue date de la rue Delphis-Delorme, Nicole Panelli-Lefebvre, exhibant un compte de taxe d’eau et un compte d’Hydro-Québec, envoyés durant les années 1950.

Un argument que réfute la Ville de Montréal, qui soutient que les infrastructures locales n’ont jamais été construites. « Le pavage pouvait avoir l’air neuf, mais les infrastructures souterraines n’avaient jamais été complétées. C’est pourquoi les travaux comprenaient la construction d’une fondation de route d’au moins 30 pouces et de trottoirs pour permettre l’écoulement des eaux de ruissellement », mentionne le chef de groupe du service des infrastructures, du transport et de l’environnement de la Ville, Yves Themens.

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