Une autre fusion? Ça n'arrête plus!
L'arrivée des Orioles de Montréal au baseball mineur représente la fin d'une époque pour les organisations des A's de Ville-Marie, des Olympiques de Maisonneuve et des Cosaks du Nord. Et avec cette fusion, je me demande bien comment le baseball survivra à Montréal et au Québec.
Voyons les choses en face. La popularité du baseball chez les jeunes est en chute libre. Et pas à peu près! De plus en plus, les organisations pensent se jumeler à une autre pour augmenter leur niveau de compétition. Évidemment, si on choisit 24 joueurs à la place de 36 (deux équipes au lieu de trois), c'est certain que les formations en question seront mieux rôdées. Mais pour combien de temps?
J'ai longtemps été impliqué dans le monde du baseball. Plus jeune, je me rappelle d'avoir évolué au niveau atome A avec l'organisation de Sainte-Louise-de-Marillac (maintenant les Titans de Tétreaultville). À ce moment, nous affrontions des équipes comme Saint-Victor, Saint-Donat et Notre-Dame-des-Victoires. Les déplacements étaient moindres et il existait une belle rivalité entre ces équipes qui, aujourd'hui, ne forment qu'une seule formation, les Titans.
Des catégories moustique à midget, j'ai vu des équipes disparaître et refaire surface sous un autre nom parce qu'elles avaient fusionné. Cependant, les plus grandes réformes sont survenues durant mon passage de quatre ans avec les A's de Ville-Marie junior.
À mon arrivée avec l'équipe en 2002, la Ligue de baseball Montréal-Concordia alignait dix formations. L'année suivante, la Ligue du Lac Saint-Louis fusionnait avec cette dernière et deux divisions étaient créées.
En 2004, deux équipes cessent leurs activités. En 2005, deux autres disparaissent. En 2006, il ne reste plus qu'une seule division. En 2007, plus que six équipes se disputent le championnat et cette saison, il n'y a plus de ligue junior montréalaise.
Je suis donc plutôt sceptique quant à l'apparition des Orioles de Montréal aux niveaux mineurs. Bien que les dirigeants n'avaient plus le choix, cette fusion n'a rien de rassurant. C'est une bonne solution à court terme, mais à long terme, je doute que l'organisation puisse prospérer dans le bon sens.
Bien sûr, je souhaite fortement une soudaine hausse de popularité au baseball mineur. Baseball Québec tente par tous les moyens de ramener les jeunes vers l'un des sports les plus stratégiques que je connaisse. Mais avec la poussée fulgurante du soccer, assistons-nous à un second duel entre David et Goliath?