L’ADQ dénonce le recul du français à Montréal et la hausse des seuils d’immigration
L’Action démocratique du Québec a lancé aujourd’hui le second volet de sa campagne d’affichage thématique en condamnant l’incohérence des libéraux et des péquistes en matière d’immigration.
« Alors que les études sont alarmantes quant à l’avenir du français à Montréal, les péquistes et les libéraux s’unissent aveuglément pour augmenter les seuils d’immigration, sans jamais garantir les ressources nécessaires à l’intégration des nouveaux arrivants. À l’ADQ, nous croyons au contraire qu’il est temps de miser sur une politique d’immigration responsable », rappelle le candidat dans Bourget, Denis Mondor.
L’ADQ exige le maintien du seuil d’immigration à 45 000 par année et s’objecte à l’augmentation massive de 22 % votée par l’alliance libéralo-péquiste. « Une politique d’immigration responsable se conçoit avant tout selon notre capacité d’intégration. Notre objectif est de faire vivre 45 000 expériences d’immigration et d’intégration réussies. Pour ce faire, nous devons mettre en valeur le talent des immigrants en prenant en compte les besoins réels du marché du travail québécois et en investissant massivement dans la francisation des nouveaux arrivants », a expliqué Diane Bellemare, candidate dans Pointe-aux-Trembles.
L’ADQ rappelle l’importance de miser sur le monde du travail pour faciliter l’intégration et la francisation sur l’île de Montréal et rappelle que 78,7 % des immigrants présents au Québec en 2007 demeurent dans la région métropolitaine.
Enfin, l’ADQ se range du côté des experts en démographie qui estiment qu'une politique nataliste novatrice que le Québec saura contrer le déclin démographique annoncé.
Richard Leboeuf-McGregor
Commentaire mis en ligne le 22 avril 2008Je m'en voudrais de passer sous silence, puisque cet article m'en donne l'occasion, la candidature de Maka Kotto dans Bourget pour le Parti Québécois.
Monsieur Kotto est l'exemple parfait de l'intégration d'un immigrant à la société québécoise. Non seulement il fut le premier député africain au sein du Parlement fédéral, mais il a bien compris que l'avenir du Québec passe nécessairement par sa prise en main collective, par l'indépendance nationale.
C'est pourquoi le 12 mai il réussira lui aussi une intégration d'emploi (notre candidate devrait en être fière) à l'Assemblée nationale du Québec!