Quelques secrets au monticule
« The name of the game is pitching »: il n'y a pas une affirmation aussi véridique que celle-ci dans le monde du baseball. Oublions le facteur fatigue, les maux de bras ou la balle courbe qui ne casse pas. Le plus grand défi d'un lanceur lorsqu'il s'amène au monticule, c'est de rester fort mentalement.
Les propos qui suivent ne sont tirés d'aucun livre ou de commentaires externes, mais bien d'expériences vécues sur les terrains de balle.
Il n'y a pas sensation plus désagréable pour un artilleur que de perdre le marbre. Ce sentiment de voir la balle glisser de sa main sans arrêt a touché tout le monde au moins une fois dans sa carrière, que ce soit au niveau pee wee ou dans les ligues majeures. Et bien honnêtement, il n'y existe pas de meilleur remède que la force mentale pour retrouver sa touche.
Dans les faits, un lanceur bourré de talent, mais qui n'est pas assez fort mentalement, est probablement moins efficace qu'un artilleur utilisé sporadiquement qui a les nerfs solides.
Situations de matchs
Évidemment, il faut savoir lancer de façon intelligente. Lorsque le compte est de trois balles et une prise, la très grande majorité des artilleurs lancent une balle à circuit en espérant éviter le but sur balles. Quelle erreur! Pour les joueurs plus âgés, une balle à effet sur le coin extérieur ou une rapide à la hauteur des genoux limitera les dégâts. Pour les plus petits, il est préférable de maintenir votre lancer le plus loin possible du frappeur.
Pire, lorsque le compte est d'aucune balle et deux prises, j'ai vu plein de jeunes lanceurs lors des récents tournois de Pointe-aux-Trembles et d'Anjou tenter de retirer le frappeur sur trois lancers. Mais pourquoi? Ils ont quatre chances de le retirer. L'occasion est idéale pour surprendre le frappeur et ainsi le faire mal paraître sur un tir hors de la zone des prises. Ceci est une base dont malheureusement beaucoup de gens du baseball mineur ne tiennent pas compte.
Le vrai « boss »
Non, ce n'est pas l'entraîneur-chef, ni le meilleur frappeur de la ligue qui frappe pour ,560, mais bien chacun d'entre vous qui possédez la balle avant chaque jeu.
Le lanceur est la pièce maîtresse du front défensif et il doit se sentir comme le maître à bord. Trop souvent lorsqu'il affronte un frappeur dangereux, il aborde sa séquence de façon craintive. Ce n'est pourtant pas le frappeur qui mène. Si vous avez peur au monticule, vous êtes cuits! Si vous abordez le frappeur adverse avec confiance, ses chances de succès sont déjà diminuées de moitié, et ce, même s'il est 8 en 10 contre vous. Alors si vous voulez relever tous les défis qui s'offrent devant vous, votre force mentale sera primordiale.
Une deuxième partie suivra la semaine prochaine…
Alain Bélanger
Commentaire mis en ligne le 22 juillet 2008Extraordinaire ton article.Les jeunes baseballeurs y gagneront en lisant ceci. Et aussi les gens impliqué dans le coaching voudront mieux s'intruire pour rendre leurs lanceurs plus efficaces. Merci!
J'ai hâte à la suite.
Alain,
Président de Tournoi Provincial Moustique de Mtl-Nord