La dernière vague de mises à pied a eu lieu à l'usine de Cari-All, qui a définitivement cessé ses activités le 27 juin dernier.
(Photo: Patrick Deschamps)
Fermeture définitive de Cari-All
Pas de plan de relance pour l'instant
L'entreprise Cari-All, située à Montréal-Est, a cessé toutes ses activités le 27 juin dernier en procédant à sa dernière vague de mises à pied. Bien qu'en janvier dernier, le syndicat de l’usine entendait relancer la production et explorer de nouvelles niches pour le fil métallique avec un acheteur potentiel, il semblerait que pour l'instant, tout est sur la glace.
En effet, Les Industries Ultratainer inc., un manufacturier de contenants en treillis métalliques, avait manifesté le désir d'acquérir l'usine, mais a retiré, peu après, la lettre d'intention qu'il avait déposée. « Ça peut être un "bluff" pour faire baisser les prix, mais pour l'instant, aucune autre offre n'a été faite », souligne Gaétan Paré, vice-président du Syndicat des Métallos (FTQ).
Un fleuron de Montréal-Est
En tout, près de 200 employés, pour la plupart des résidents de Montréal-Est, ont été mis à la porte de l'usine. Selon Daniel Fournier, directeur des communications à la Ville, Cari-All était un fleuron de la petite municipalité. « Ce n'est jamais la fête quand une nouvelle comme celle-là arrive, mais nous tentons d'appuyer les citoyens de notre mieux. C'est certain que nous aimerions faire une relance de cette compagnie, peut-être pas sous la même forme, mais ça permettrait au moins aux travailleurs de se retrouver un emploi », mentionne-t-il.
De son côté, le Centre local d'emploi (CLE) Anjou/Montréal-Est a reçu 189 inscriptions au service de reclassement mis sur pied spécialement pour les ex-employés de Cari-All. Ainsi, les travailleurs ont accès à des services de formation et de recherche d'emploi selon leur situation personnelle, et ce, pour une période d'un an. « Malgré la perte d'emploi, je considère que les travailleurs de Cari-All sont tout de même en bonne position. Le marché actuel est bon et la plupart d'entre eux devraient pouvoir se replacer assez rapidement. Les plus vieux, quant à eux, pourront profiter d'une belle retraite! », souligne Louise Chouinard, adjointe à la direction générale d'Emploi-Québec.
(Photo: Patrick Deschamps)
« Nous tentons d'appuyer les citoyens de notre mieux […] »
- Daniel Fournier, directeur des communications, Montréal-Est